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III. — Les aides du commandement

L'ëtat-major.

Organisation générmie et effectifs. — L'état-major, ou plus exactement l'état-major de l'armée (Oeiieraistaè der Armée), comprend en Allemagne non seulement le Grand État-Major, placé directement sous les ordres du chef de l'état-major de l'armée, mais aussi tous les officiers d'étatmajor classés dans les corps d^armée, divisions ou gouverne-

ments de places fortes. Ces officiers sont pour ainsi dire détachés du Grand État-Major, où ils sont tous passés comme stagiaires; ils sont connus personnellement du chef de l'étatmajor de l'armée, lui restent subordonnés, car il peut leur con6er des études et des travaux indépendamment de leur service ordinaire et dans le seul but de développer leur instruction. Ces travaux peuvent même entraîner une absence momentanée du lieu de garnison.

L'état-major de Tarmée constitue donc en Allemagne un ensemble d*of6ciers ayant reçu la même éducation militaire, pénétrés de la même doctrine ; s'il ne forme pas un corps fermé dans le sens ordinaire du mot, les officiers qui en font partie n'en possèdent pas moins à un haut degré l'esprit de corps.

Comme nous l'avons vu en parlant du Grand État-Major et des états-majors de corps d'armée, la préparation ou l'exécution des manœuvres, les voyages d'étude, les exercices de cadres, le jeu de la guerre, la résolution de thèmes tactiques, les conférences, etc., constituent les principales occupations de ces officiers. Leur vie militaire se poursuit toujours à la recherche du même but : le développement de leur instruction professionnelle en vue de la conduite des troupes.

Recrutement des officiers (ï état-major. — Chaque année, un certain nombre de lieutenants sortant de l'Académie de guerre sont désignés pour faire un stage au Grand État- Major j ce stage commence le l**" avril de l'année qui suit leur sortie de T Académie de guerre.

Nous avons déjà vu, à propos de l'Académie de guerre (1), que près de la moitié des lieutenants sortant de cet établissement passent ainsi par le Grand État-Major.

A la fin de la première année de stage^ les lieutenants sont classés dans Tétat-major, ou désignés pour une deuxième année de stage, ou retournent dans leurs régiments,

(I) Voir Chapitre VI : L'Académie de guerre, page 330.

L'ÉTAT-llAJOR. 405

Il en est de même A la Sa de la deuxième et éventuellement à la fin de la troisième année pour les quelques ofQciers accomplissant trois ans de stage. Les lieutenants classés dans Tétat-major sont généralement promus capitaines et gagnent de ce fait environ un an sur leurs camarades des autres armes : il est fort possible que la prolongation du stage n'ait d^autre but que de retarder dans certains cas la promotion d*un ofBcîer trop jeune au grade de capitaine.

Chaque promotion sortant de TÂcadémie de guerre fournit ainsi àl'état-major un certain nombre d*of(iciers, après un, deux ou trois ans de stage au Grand État-Major.

Ce nombre a été de :

14 officiers pour les lieutenants sortis de rAcadémie en 1892 16 — — 1g93 ÎO — — 1894 25 — — 1895 23 — — 1896 23 — — 1897 22 — — 1898

Soit une vingtaine d'officiers en moyenne.

Autrement dit 4 /6 seulement des officiers passant par l'Académie de guerre deviennent officiers d'état-major (1).

Cette proportion montre nettement que l'Académie de guerre constitue en Allemagne une école de hautes études militaires, destinée à élever le niveau intellectuel et scientifique des officiers de toutes armes, bien plus qu'une école préparatoire d'état-major.

Les officiers classés dans l'état-major et promus capitaines sont immédiatement affectés au Grand État-Major.

(1) Tous les chiffres cités dans ce paragraphe s'appliquent aux officiers sortis de l'Académie de guerre de Berlin. Aux stagiaires du Grand État- Major à Berlin classés dans Pétal-major, il convient d'ajouter en moyenne trois des stagiaires au Grand Ëlat-Major à Munich, classés dans l'étatmajor bavarois.

Ils peQveat, su bout de peu de temps, être détachés comme deuxième officier d'état-major dans ud corps dVokée.

Plus lard ils sont affectés à une division ou uo gouvernement ; puis ils reviennent soit dans un étatnxiAJor de corps d'amrée comme premier officier d'état-major^ soit dans une sec^Q du Grand Etat-Major.

Comme couronnement de }eur carrière^ ils. peuvent être chefs de section au Grand État-Major, ou mieux encore occuper le poète si im.portaBt de chef d'état-major de corps d'armée«

Il est d'usage que, pendant le grade de capitaine, les officiers d'état-major exercent pendant un an et demi ou deux ans le commandement d'une unité. Ce passage dans la troupe a pour but principal de juger de l'aptitude de ces officiers a un commandement pratique. Il permet en même temps de favoriser, au point de vue de l'avancement, les officiers d'étatmajor au moment où ils doivent passer majors, en les classant dans des régiments où les conditions d'avancement leur sont particulièrement favorables.

Comme officiers supérieurs, les officiers d'état-major remplissent généralement pendant un an et demi à deux ans les fonctions de chefs de bataillon, puis peadant le même laps de temps celles de commandant de régiment.

Mais cette règle ne constitue nullement une loi stricte et n'est pas toujours suivie. La seule prescription réglementaire à cet égard est donnée par une décision royale du 23 août 1833 qui, pour éviter que les officiers d'état-roajor ne restent étrangers au service pratique dans les troupes» prescrit <( de leur donner, lorsque les circonstances s'y prêteront, des commandements correspondant à leur grade ». L'autorité allemande use largement de ta latitude laissée par les termes assez vagues de cette ancienne décision, car l'Annuaire montre que des officiers classés dans Tétat-major, y restent pendant des périodes variant de six mois à sept années. On doit en conclure que les officiers d'état-major sont employés indifféremment dans l'état-major ou dans les troupes, suivant les nécessités du service, ou en raison de leurs aptitudes spéciales.

L'BTAT-MAJOR.

Les ofQciers d'état-major en Allemagne, ne comprennent, au sens strict du mot, que ceux faisant partie des différents éUt&4Dajors (Graad Ëlat-Major^ élats-mi^)€Nrs de eorps dVmée, dÎYisioas, gouTerdemonts. cke plaees fortes). Le? officiels ayaDl apparten-u à TéUt-nu^ et versés dans les eorps de troupe, ne se distii>gueat des autres offieiera de troup«t ni par Funiforme, ni par l'obtention. d'un brevet leur usseamal use reotrée ultérieure dajos rétat-major.

Ea particulier TAueuaire n'iotfîqae aueuoe ffiautiou eo fiu^ de leur noDa«

Effectif des officiers d^éiat-majw. — D'après les aimoaires^ allemands^ le nombre total des of6ciers d'état^inajor de l'armée est actuellement de 248, dont :

199 en Prusse et en Wurtemberg ; 18 en Saxe ; 31 en Bavière.

La moitié environ de ces officiers sont classés soit dans le Grand État- Major prussien ou bavarois, soit à la Section centrale saxonne ; les autres servent à constituer les états-majors de corps d'armée, divisions ou gouvernements de places fortes.

La répartition des ofRciers d'état-major par grade, est la suivante:

gs

îit

si

Prusse et Wof temberg

Saxp ;

SI

Totaux

408 CHAP. vil. — LE GOMBiANDEMENT ET SES AIDES.

L'Adjutantur.

Raie et organisation générale. — L*Adjutantur est l'organe spécial chargé d'assurer la transmission des ordres du corn* mandement et de traiter les questions du service courant ; il coordonne les pièces de toute nature émanant des échelons supérieurs ou subordonnés.

Partout où se centralise le commandement de plusieurs unités, depuis le Cabinet de l'Empereur jusqu'au bataillon, il existe un service d'adjutantur. Les fonctions des adjudants gardent le même caractère aux différents échelons de la hiérarchie et l'uniformité de l'insigne porté par eux (l'écharpe en sautoir), traduit d'une manière visible l'uniformité de leurs attributions.

L'affectation des ofOciers au service de l'adjutantur n'est subordonnée à aucune réglementation : en général le choix personnel du chef intéressé le détermine seul. C'est dire qu'il n'est question à cet égard ni d'examen, ni de limite d'ancienneté, ni de durée dans l'exercice de ces fonctions. Les qualités morales, les garanties de tact, de discrétion et de dévouement à la personne du chef, entrent seuls en ligne de compte pour la désignation des officiers.

L'adjutantur comprend :

i^ La niedere Adjutantur^ ou adjutantur inférieure, constituée par les adjudants des corps de troupes (régiments» bataillons ou groupes d'artillerie) et ceux des districts de recrutements.

Les premiers correspondent aux adjudants-majors en France, mais ils sont tous du grade de lieutenant; ils sont nommés par le colonel et ils doivent monter convenablement à cheval. En plus de la transmission des ordres donnés au rapport journalier, les adjudants sont encore chargés de certaines attributions secondaires, telles que : instruction des tambours ou trompettes, entretien des drapeaux et étendards, conservation et distribution des munitions, surveillance des champs de tir ou d'exercice.

La situation des adjudants de district de recrutement diGfère

l'adjutantur. 409

de la précédente, en ce qu'elle est essentiellement temporaire ; elle constitue plutôt un stage de deux ou trois ans qu'une fonction permanente. L^adjudant de district assure la mise à jour constante des inscriptions sur les diverses pièces servant de base à la mobilisation, de plus il est l'intermédiaire naturel entre le commandant du district et les officiers des réserves de ce district ;

2® La hôhere Adjutantur^ ou haute adjutantur, formée par les adjudants des brigades, divisions, corps d'armée, gouvernements de place et inspections.

Ils sont nommés par l'Empereur comme adjudant de « telle division » et non du « général commandant telle division », ce qui exclut, en principe, toute idée de service personnel à l'égard du chef près duquel ils sont employés. La plupart de ces officiers sont d'anciens adjudants des corps de troupes^ la minorité d'entre eux est passée par l'Académie de guerre.

On a vu déjà que, dans le corps d'armée, les deux adjudants composaient, avec l'officier supérieur en retraite, la section II de l'état-major du corps d'armée. La nomenclature des affaires traitées indique nettement le rôle que les officiers de la haute adjutantur ont à remplir dans le corps d'armée et, par suite, toutes proportions gardées, dans les autres échelons.

Cepéndantles adjudants des brigades, des inspections permanentes d'armes et de la plupart des commandements de place, sont seuls pour assurer le service d'état-major et celui de l'adjutantur. En particulier ceux des brigades d'infanterie ont un service très chargé, en raison des attributions des commandants de ces brigades : ils ont à centraliser non seulement la chancellerie de deux corps de troupes, mais surtout les opérations de quatre à sept districts de recrutement ;

3^ Les adjudants personnels des princes des maisons souveraines. A l'inverse des précédents, ces officiers font un service personnel et leurs fonctions correspondent à celles de nos officiers d'ordonnance; leur grade va de général à lieutenant.

Ils sont dénommés :

General-adjutani, quand ils sont officiers généraux ; Plûgel-adjutanty dans les autres grades.

Ces titres sont parfois purement honorifiques, et les officiers qui en sont pourvus peuvent remplir des fonctions actives, telles que comokandant de régiment, attaché militaire, etc.

Effe^tifi. — 1^ Adjutantur inférieure.

La répartition réglementaire en temps de paix est de : 1 lieutenant-adjudant par régiment de toutes armes ; * — par batailJo»;

l — grpup^ d'artillerie ;

1 — par district de Landwehr.

Les ebiffres budgétaires des lieutenants en 1®' ou tien tenaots, remplissaot les fonctions d*adjudant dans les corps de troupe soQt les suivants :

ijiia».

Kégimeots d'infanterie. ,

Bataillons de chasseurs

BataUloa d'instruction

Rëgiments de caTalerie

Artillerie de campagne

ArUUeiw à pîed

Éicole de tir d'artillerie

Bataillons de pionniers

Troupes de chemins de fer

Bataillons de télégraphie

Aérostiers

Bataillons du train

Chasseurs de campagne

Districts de Landwher

TOVAUX

l'adjutantur.

4ii

s* Adjatantor supérieure.

La répartition par grade de ces officiers, d'après le budget de 1903, est la suivante :

Capitaioes

LMuteoaftU en 1*» (1)

TOTADX

as

XB

(1) Le bndget d« 1901 a reporté ans lleuteeraU en l«r toutes l«s plac«>8 primes antrefols ■«fMeare fue dea oûleiera dé^k aneleni. et d une expérience épnmvée.

Cette répartition budgétaire n'est pas observée dans la réalité, car les listes d^ancienneté montrent qu'il existe dans les divers contingents, des adjudants du grade de major.

La répartition d'après ces listes est la suivante :

Haiors

Capitaines .

Lieutenants en 1*^.

Lieutenants.. «. . . .

Totaux..

La comparaison des deux tableaux montrent que les places budgétaires prévues pour les lieutenants en 1*', sont en partie occupées par des officiers de grade plus élevé, y compris des majors.

CHAP. VII

3^ Adjudants personnels ou adjudants près des hautes autorités militaires. ^

Les autorités près desquelles ces officiers remplissent leurs fonctions sont les suivantes :

auprès da souverain.

Auprès des princes des maisons souveraines

Auprès de hautes autorités militaires. . . . Totaux •

Comme ont peut le voir par les chiffres qui précèdent, le service de Tadjutantur absorbe en Allemagne un nombre considérable d'officiers.

En particulier, on trouve près de 400 officiers employés dans les états-majors, chiffre supérieur à celui des officiers d'état-major proprement dit : 250 en chiffres ronds.

Cela tient à ce que le service d'élat-major, auxiliaire du commandement pour tout ce qui concerne la conception et la direction supérieure, s'arrête à la division ; Tadjutantur au contraire, intermédiaire direct du commandement pour assurer, sous sa responsabilité, la transmission des ordres et l'exécution du service, descend jusqu'à la brigade.

Les Feldjager ou chasseurs de campagne.

Les chasseurs de campagne sont des officiers employés, en temps de paix, comme courriers de Cabinet ; en temps de guerre ils sont affectés au grand quartier général de l'Empereur ou aux quartiers généraux d'armée et sont chargés de la transmission des ordres ou des dépêches importantes : ils remplissent ainsi des missions qui seraient confiées à des

LES FELDJAGER OU CHASSEURS DE CAMPAUNE 413

officiers d'état-major ou de Tadjutantur et constituent, de ce fait, des auxiliaires importants du commandement.

Le corps des chasseurs de campagne est un vestige d'une ancienne institution, fondée par Frédéric II, en 1740, et destinée à servir au recrutement de guides et d'éclaireurs pour les troupes, de fourriers de logement pour les escortes des princes, de courriers de Cabinet pour le quartier général du souverain. Leur temps de service achevé, les chasseurs passaient d'emblée dans l'administration des forêts de l'État.

Les chasseurs de campagne prirent part aux campagnes du XVIII* siècle et de l'époque napoléonienne; toutefois, à partir de 1813, ils ne furent plus employés au rôle d'éclaireurs et de guides; ceux qui n'étaient pas affectés à des quartiers généraux, furent répartis comme lieutenants entre les corps de troupe (1). Ce ne fut qu'en 1847 que les Feldjager prirent rang dans la hiérarchie militaire; les plus anciens furent assimilés aux officiers, les autres aux Wachtmeister ; une décision promulguée après 1870, prescrivit que Tadmission dans le corps des chasseurs de campagner conférait en même temps le grade de lieutenant.

Le corps des chasseurs de campagne actuel est composé, comme autrefois, de jeunes gens se destinant a la carrière forestière, mais les connaissances générales et professionnelles exigées de ces jeunes gens, en vue de leur service dans l'administration des forêts, ont été considérablement augmentées depuis la création du corps des Feldjager. En échange des obligations militaires auxquelles ces derniers se soumettent volontairement, l'État leur favorise l'entrée et l'avancement dans la carrière de leur choix : comme nous le verrons plus loin ils ont toute facilité, pendant leur temps de service dans l'armée, pour mener à bien leur instruction forestière.

A la tête du corps des chasseurs de campagne sont placés :

(1) Pour plus de détails, voir Revue militaire de l'Étranger, preuiier semestre 1895, page 394.

414 CHAP. vu. — LE OOHMANDEHENT ET SES AIDES.

«) Ea qualité de chef, un officier géuéral d'ua grade élevé (i) (actueUeknent général de l'infanterie), dont l'action s'exerce sur les questions d'ordre général ; il sert notamment d'intermédiaire entre te corps et Tadminisltration des forêts ;

b) En qualité de commandant, l'inspecteur des chasseurs et tirailleurs (actuellement général-major), qui s'occupe des questions d'ordre intérieur et de l'admission des oandidalts.

Le corps lui-même comprend (d'après l'Annuaire de 1902):

14 lieutenants en 1«% dont {.«ou... '

( 13 Feldjager;

54 lieutenants, Feldjager;

Au total :

68 officiers, dont une partie seulement font du service

actif.

Le recrutement et le service des chasseurs de campagne sont réglés par une instruction du 10 juillet 1888 (2), dont nous reproduirons les dispositions essentielles.

Le jeune homme qui désire entrer dans les corps des Feldjager, doit tout d'abord s'engager comme volontaire d'un an dans un bataillon de chasseurs ; dès son arrivée au corps, le candidat rédige» sa demande et y joint, entre autres pièces, le certiBcal dabiturient et un acte notarié ou légalisé . établissant que ses revenus personnels s'élèveront au minimum à 1,500 francs par an pendant dix ans (non compris une première mise d'équipement de 625 francs).

Les commandants des bataillons transmettent, le l**" décembre de chaque année, Ja demande et les pièces jointes^ ainsi que leurs propres observations, au commandant du corps, qui, d'après ces renseignements, autorise le candidat à passer l'examen de Feldjager.

Les matières exigées comprennent : la possession complète de la langue allemande (y compris l'usage du langage d'af-

(1) Le feld-maréchal de Blumenthal est resté jusqu'à sa mort (1900) dief du oorps des Feldjager.

(2) Dicnst- Instruction fur dos Konigliche reitendt Feidjàger-Karps.

LES FELDJAOfiR OC CHASSEURS DE CAMPAGNE. 4iS

faires tis«el), defs notions de français suffisantes pour traduire un thème et pouvoir causer en langage courant; des Tnathénmlîqoes (progressions, Jogarithmes, calculs d'inlérêts), la géométrie et la trigovioinétrie planes, des élémetlts de stèréoniétrie, des connaissances géôëraies en histoire et en géographie.

L'examen se passe à Berlin, au printemps de chaque année, tj^OTBiit une commission présidée par le commandant du corps; si le candidat le subit avec succès, il peut, après huit semaines d'instruction militaire passées dans son batail* Ion, se présenter comtne officier de réserve de chasseurs. Le coTiittaadant des Feldjager délivre alors à Taspirant, un certificat d'admission dans le corps : il ne lui reste phis qu'à être accepté par le corps d'officiers de son district. Il sera versé dans les chasseurs de campagne, dès sa nomination au grade d'officier de réserve.

Le nouveau Frfdjàger est généralement mis en congé pour oontkiuer ses études forestières ; celles-ci comprendront peu^ dant les premières années : des stages dans les forêts, un séjour de deux ans à l'Académie forestière d'Eberswalde (1), de un an dans une Université, etc., et se termineront par le passage de l'examen professfionnei {Staat^examen) , qui dasse le Feldjtger comme surnuméraire dans l'administration des forêts.

Trois périodes d'instruction dans un bataillon de chasseurs, avec l'emploi et la solde de lieutenant, maintiendront le Feldjager au courant de ses obligations militaires : les deux premières, d^une durée de &0 jours, ont lieu avant l'examen professionnel, la troisième, après cet examen, consiste le plus souvent en ua stage de six mois, employé 4 donner aux cbasseiiffs appelés à devenir gardes fore^iers l'instruction élénentaire.

Enfila, l'examen profesëonnel uoe fois passé, les Feldjager

(1) Pendant leur séjour à cette école, les Feldjager (au nombre de 20) forment un groupe sous les ordres du plus ancien; ils reçoivent une allocation mensuelle de 45 francs.

peiiveaty suivant ]es besoins, être rappelés au service du temps de paix.

Trois d'entre eux (Oberjâger) remplissent les fonctions d'adjudant auprès du chef ou du commandant du corps, et d'administrateur de la caisse du corps ; de plus, 12 Feidjager sont constamment en résidence a Berlin pour remplir les fonctions de courriers de Cabinet. Leur service consiste en général à faire parvenir à destination les valises diplomatiques ; ils peuvent recevoir, à tour de rôle, des missions spéciales. Ces officiers sont montés et touchent toutes les allocations de leur grade.

Une partie des vacances dans les places de garde général, sont réservées aux Feidjager en activité ; ils jouissent ainsi d'un véritable tour de faveur qui leur donne une avance sur les candidats civils et leur assure l'arrivée dans les hautes situations de l'administration des forêts.

Le Feidjager, nommé garde général, entre définitivement dans le service civil ; il conserve néanmoins son grade d'officier dans la réserve ou la Landwehr.

En temps de guerre, les Feidjager constituent, auprès de chaque grand quartier général, un personnel de choix chargé de transmettre les ordres ou dépêches importantes ; d'après l'instruction citée plus haut, leur répartition serait la suivante :

A Berlin : le plus jeune Oberjâger et 6 Feidjager, et en plus pour des missions éventuelles à l'étranger : 8 Feidjager.

Au grand quartier générdl de l'Empereur : le plus ancien Oberjâger et 9 Feidjager.

A chaque quartier général d'armée : 3 Feidjager.

Les chasseurs de campagoe non employés sont versés dans les bataillons de chasseurs, tout en conservant leur uniforme (tunique du modèle général, mais de couleur verte, collet rouge avec le double galon de la Garde, pantalon gris noir, manteau gris avec col vert).

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