XV
4 bataillons Soit au total :
31 régiments à 3 bataillons (ou 93 bataillons), 4 bataillons de chasseurs.
Les autres unités d'infanterie ont refifectif faible, savoir :
185 régiments, dont | *« ^ o ! ^** bataillons;
14 bataillons de chasseurs. ^
Les tableaux suivants donnent les effectifs — forts et faibles :
D'un état-major de régiment (à 3 ou à 2 bataillons) ; D'un bataillon d'infanterie ; D'un bataillon de chasseurs ; D'un détachement de mitrailleuses.
Ces effectifs sont les effectifs budgétaires ; au moment de l'appel de la classe les unités sont plus fortes, car en prévision des perles qui se produiront ultérieurement, on incorpore un certain nombre de recrues (8 p. 100) en sus du chiffre néces^ saire pour atteindre l'effectif budgétaire.
Enfin ces effectifs se rapportent à l'armée prussienne; les unités correspondantes des corps saxons, wurtembergeois ou bavarois, ont des effectifs sensiblement égaux.
Tableau A. — ÉtMt^major d'un régiment d'infanterie.
Officier supéricor, commandant le régimttDt
Officier supérieur, de l'état-major du régiment
Lieutenant-adjotant
Médeçin-major de 1'" clasac — de 2« classe.
Médecins aides-majors
Sous-officiers (dont 4 secrétaire et i garde-magasin). . . .
Chef de musique
Musiciens
Aides-musiciens
Oufriers hors rang
ifeunNT D*INVAKTXaiB
aftSIMEKT
à s baUilloDB.
d'infanlorie à a ba-
Effecur
Effectif
taillons.
fort.
faible.
OBSERVATIORS.
Le commandaiitdtt résinent a droit i 9 cberanx.
Le deuxième ofBcler aepérievra droit à S ekevanx.
Le llentenaRt-adjnunt a drelt A 1 cbevavx.
Soit, en résumé, pour Tétat-major d'un rég' d'infanterie : A 3 bataill. (effectif fort) : 3 offic, 6 médecins, 12 s.-oflHc., 45 hommes. A 3 bataill. (efieclif faible) : 3 offîc, 6 médecins, 42 s.-offic , 43 hommes. A 2 bataillons : 2 officiers, 4 médecins, il sous-officiers, 37 hommes.
Tableau B. — Bataillon d'infanterie.
Officier supérieur, commandant le bntaillon
Capitaines
Lieutenants ou suus-lieutenaats
Payeur
Armurier
Feldwebel
Viie-icldwebel
Fahoridi
Sergeats
Sous •officie rs («)
Tambour de bataillon
Aspirant-payeur
Sous-officîerâ infirmiers
Rengagés
Gefreite
Soldats (y compris 46 tambours et clairons) ,
Infirmiers
EFFECTIF
EFFECTIF
Foax.
VAiaLC.
OBSERVATIONS
Le commandant du bataillon a droit à t cbevaox, chaque capitaine i 1 cheval, le llputenaot-adjutant du bataillon à 1 cheval.
(a) Denx soua-olBcien (dont 1 accr^taire et 1 fardemagasln) font partie de l'dtatmajor d« baulllon.
Soit, en résumé, pour le bataillon d'infanterie : A efiectif fort : 22 officiers, 2 employés, 74 sous-offîciers, 566 hommes. — faible: 48 — 2 —' 66 — 50i —
Tablrau C. — Bataillon de chasseurs.
a) État-major du bataillon :
Officier supérieur (major ou lieutenant-colonel)
Lieutenant-adjutant
Médecin-major de 2« classe
Médecin aide-major
EFFECTIF
EFFECTIF
PAIILC.
observations.
Le comnaDdant da bataillon a droli à S chc^ vaux, le lievtCBaat-adJatont à 1 cheval.
Chaque capitafoe a droit i 1 cheval.
Paveur
Armurier
Aspirant-payeur
Clairon de bataillon
Sous-ofljciors secrétaires
UuTriers
6) Compagnies :
Capitaines
Lieutenants
Feldwebel
Viïe-fcldwebel
Fàhnrich
Sergents.
Sous-ofGriers (Oberjager)
Inlirmiers (sous-ufliciers)
Rengagés
Infirmiers
Soit, en résumé, pour le bataillon de chasseurs :
A effectif fort : 22offic., 2 médec, 2 employés, 70s.-offic., 589 hommes.
A eftectif faible : 22 offic.^ 2 médec, 2 employés» 62 s.-offic. , 552 hommes.
Tableau D. — Détachement de mitrailleuses.
Capitaine
Lieutenant on A" ou lieutenants,
Feldwebel
Vize-feldwebel
Sergents
Sous-ofliciers
Maréchal ferrant, sous-oflicicr. . .
Armurier, sous-ofticier
Trompette
Rengagé
Soldas ' } ^^^^ ^^ conducteurs. .
Ouvrier sellier ,
Infirmier ,
observations.
Le capitaine a droit au» ralions pour 1 cheval d'oHlcier.
De pltts, le détacbemeot reçoit S6 chevaux de trait et 18 chevaux de aelle servant i atteler, en temps de paix, 6 mitrailleuses et S caissons.
Les sous-oficiera rempllafeat les foDcUons suivantes : « chefs de pièces, t chefs de calaaons et 1 sou&-offlcler de tir.
Soit, en résumé, pour un détachement :
4 officiers, 13 sous-officiers, 64 hommes, 54 chevaux de troupe.
Les conditions spéciales du recrutement des chasseurs. — La loi de recrutement ne Gxe aucune condition spéciale pour les hommes versés dans Tinfanterie, ils doivent seulement avoir l'BySi de taille au minimum, et, dans les chasseurs, i™,75 au maximum. Toutefois, les recrues affectées à la Garde prussienne doivent, en général, avoir au moins 1",70, et la moitié d'entre elles 1"»,75.
Les jeunes gens versés dans les bataillons de chasseurs forment deux catégories distinctes. Les uns, simples recrues, proviennent du contingent du corps d'armée auquel appartient leur bataillon (I ) (sauf pour les corps d'Alsace-Lorraine). Les autres sont des candidats à la carrière forestière ; ils ont déjà accompli un stage de deux ans auprès d'un garde (particulier ou de rÉtat), et ont obtenu, de ce fait, un certificat visé par Tlnspecteur des forêts du district. Les commissions de recrutement adressent la liste de ces jeunes gens à Tlnspection des chasseurs et des tirailleurs, qui les reparût entre les différentes unités. Leur incorporation a lieu en même temps que celle des autres recrues, mais ils doivent entrer au service entre i 7 et 20 ans.
Des cours spéciaux sont faits à cette catégorie de chasseurs, pendant leur présence sous les drapeaux, par des officiers du corps des Feldjager ou par des gardes généraux des forêts ; ils peuvent, à la fin de leur service actif, passer un examen qui leur confère le droit à un emploi de garde auxiliaire dans les forêts de l'État, et même de garde forestier, moyennant certaines conditions.
2<> Armement, habillement, équipement, etc.
Armement. — L'infanterie allemande est armée du fusil modèle 1898 ; celui-ci ne constitue pas à proprement parler une arme nouvelle, mais dérive directement du fusil modèle 1888, dont il ne diffère que par des modifications de détail.
(1) Les bataillons saxons et bavarois ne possèdent que ce mode de recrutement.
Le calibre est resté le même ('î"^'°,9). Le canon, de forme conique, va en s'amincissant vers la bouche, il n*est plus entouré d'un manchon, mais le fût porte en avant de la hausse une enveloppe en bois, permettant de mçinier l'arme lorsque le canon est échauffé par le tir. La hausse est continue, à gradins, et permet de tirer jusqu'à la distance de 2,000 mètres.
L'appareil de fermeture sert à obturer Tarme, à introduire et enflammer la cartouche, et à extraire Tétui vide après le départ du coup. Il comprend la boîte de culasse, la culasse mobile, l'appareil de détente et son logement (4).
La plaque-chargeur, qui a remplacé l'ancien chargeur modèle 4888, porte cinq cartouches ; celles-ci une fois introduites dans le magasin chevauchent les unes sur les autres, ce qui a permis de réduire au minimum les dimensions du magasin, actuellement placé sous la boîte de culasse. Ce magasin est fermé parle bas, pour empêcher Tintroduclion, dans le mécanisme, de sable ou autres corps étrangers.
Un système de sûreté permet de conserver l'arme chargée, sans que le coup puisse partir.
Le sabre-baïonnette n'est plus fixé au canon, mais sur une pièce spéciale, dite talon du sabre-baïonnette, qui est maintenue par l'embouchoir ; le fourreau du sabre-baïonnette est en cuir.
Les sabres-baïonnettes portés par les sous-officiers ont le dos de la lame taillé en dents de scie.
Les chasseurs ont un sabre-baïonnette spécial, dit « Hirschfànger » : longueur de la lame y compris la poignée 625 millimètres, poids sans fourreau 670 grammes, poids avec fourreau 840 grammes.
La cartouche comprend l'étui, l'amorce, la charge de poudre et la balle ; celle-ci est en plomb durci, recouvert d'une enveloppe de maillechort.
(1) Dans le modèle 1898, la tête mobile et le cylindre forment une seule pièce, Textracteur e^t agrandi el renforcé ; la botte dé culasse est évidée sur le côté gauche pour permettre l'évacuation des ga2.
Données numériques concernant le fusil d'infanterie modèle 1886 et sa cartouche,
Foidt. Lûofgmar,
Pasil modèle 1898, de T^'^fi (sans baïonnette) . 4,100 10,S45
Baïonnette modèle 1898, avec fourreau 0,j$80 0i684
— — sans fourreau 0,430 0,656
Longueur de la lame » 0,5t
Cartouche 0,027,90 0,082»
Balle 0,014,7 0,0313
Charge de poudre sans fumée 0,002,63 »
Poids du chargeur vide 0,007 »
Les plaques-chargeurs sont mises par boîtes de trois dans les cartouchières (soit par paquets de 15 cartouches); 15 paquets forment uoe trousse, et 5 trousses (1125 cartouches) forment une caisse de cartouches pesant environ 42 kilos.
La vitesse moyenne de la balle, à 25 mètres de la bouche du fusil est de 620 mètres, comme pour le fusil modèle 1888 ; c'est dire que Farme modèle 1898 possède les mêmes qualités balistiques que sa devancière. Voici quelques renseignements numériques sur les propriétés du fusil et les effets du tir.
Largear. Haatear.
Mètres. Mètres.
Zone de dispersion des coups pour SO p. 100 des
balles, à :100 mètres 0,30 0,46
Zone de dispersion des coups pour 50 p. 100 des
balles, à 600 mètres 0,64 1,40
Flèche moyenne, à 600 mètres » 2,5
(La flèche moyenne reste au-dessous de 2 mètres
aux distances inférieures à 550 mètres). Portée extrême de l'arme (avec 32<* d*angle de tir) 3800
Hausse graduée jusqu'à 2000
Dani la saMe Dans le sapin fraîchement dur et sec remiè
Mètres. Mètres.
Puissance de pénétration à 100 mètres 0,80 0.90
Une plaque de fer de 7 millimètres est traversée jusqu'à 300 mètres de distance; par contre, une plaque d'acier de bonne fabrication de O^'^ïS, ne reçoit que des empreintes insignifiantes même aux distances inférieures à 50 mètres.
D'après l'Instruction sur les travaux de campagne de l'infanterie, les couverts à l'abri du feu d'infanterie doivent avoir les épaisseurs suivantes :
Mètres. Hêtre*.
Sable 0,75 Bois de sapin 1,00
Terre ordinaire 1 ,00 Bois de chêne 0,60
Neige lassée 2,00 Plaque d'acier ordinaire. 0,02
Gerbières 5,00 Maçonnerie en briques . 0,S0
Les officiers, feldwebel, vize-feldwebel et enseignes, sont armés d'un revolver (modèle 1883) (1), d'un sabre droit avec fourreau métallique, dit « sabre d'officier d'infanterie n/M » pouvant avoir trois longueurs de lame différentes (873, 963 ou 1023 millimètres, y compris la poignée).
Le poids du sabre de longueur moyenne est de 781 grammes sans fourreau, et de 1172 avec fourreau.
Les porte-drapeau, les tambours-majors de bataillon portent également le revolver.
Les mitrailleuses y qui font partie maintenant de l'armement de l'infanterie, sont du système Maxim ; elles reposent sur un affût formant traîneau, porté lui-même par l'affût à roues, dont il peut être facilement séparé. L'arme peut faire feu en restant sur Taffût à roues ; les servants sont alors debout ; mais en général le traîneau est à terre, une disposition spéciale permet de lui donner la hauteur convenable au-dessus du sol, le service de la pièce s'effectue, dans ce cas, les hommes assis, à genoux ou couchés. La pièce avec son traîneau peut être portée ou traînée par deux hommes.
La mitrailleuse emploie la même cartouche et porte aux
(1) Voir paragraphe suivant (Cavalerie) les données concernant le revolver.
mêmes dislances que le fasil d'infanterie ; la vitesse de tir, théoriquement de 400 à 500 coups par minute, ne paraît pas dépasser normalement 300 coups par minute. Les munitions sont disposées peu* 250 sur un ruban qui traverse automatiquement la boîte de culasse ; chaque ruban est renfermé dans une boîte ; une sorte de porte-charges, placé dans le coffre d'avant-train, permet le transport, par deux hommes, de six de ces boîtes, soit 1500 cartouches, qui sont placées près de la pièce de? que celle-ci est mise à terre.
Les voitures qui transportent sur leur arrière-train chacune des six mitrailleuses d'un détachement, sont attelées à quatre chevaux ; les deux hommes nécessaires au service de la pièce prennent place sur Tarrière-train, les deux pourvoyeurs sur l'avant-train. Ces voitures contiennent environ 10,000 cartouches ; les caissons, attelés à quatre chevaux , transportent chacun environ 15,000 cartouches.
Les hommes non montés faisant partie des détachements de mitrailleuses, sont armés du sabre-baïonnette des chasseurs et de la carabine de cavalerie ; les hommes montés ont le sabre d'artillerie et le revolver.
Approvisionnement et ravitaillement en munitions. — Les soldats d'infanterie porèent sur eux 120 cartouches (45 dans chacune des cartouchières, 30 dans le sac).
Les voitures à cartouches de compagnie contiennent 64 trousses de 225 cartouches (15 paquets de 15 cartouches), soit au total 14,400 cartouches.
Enfin, chacune des quatre colonnes de munitions d'infanterie d'un corps d'armée comprend 23 voitures à cartouches, contenant chacune 27,000 cartouches en chiffres ronds (1).
(1) La colonne de munitions d'infanterie citée ici est constituée avec des voitures attelées à 6 chevaux, elle comprend au total 26 voitures; toutefois ii existe un type de colonne de munitions avec voitures attelées à 4 chevaux et comptant au total 37 voitures; les unes et les autres comprennent environ 180 hommes, 190 chevaux.
Le tableau suivant, emprunté au Lehneft's Handbuch de 1901, résume les principaux détails relatifs à rapprovisioone^ ment et au ravitaillement en muaitions d'infanterie.
APPBOYISIOX- NSmiT.
NOMBRB
DB couri par ftatil.
BMPLACBMBMT
dtns
LB9 COLOmca
«n maziAe.
BMPLàGBMBnT
PBBDANT LB COHiAT.
RàVnAILLBlIBIfT.
Sur l'homme.
Les voitures à cartoodies de compagnie sont vidées au début de l'engagement; elles sont reraplici aussitôt que possible et rapprochées du lien du combat.
Dafis les Ytîturcs à cartouches de compagnie.
EHTÎroQ 70.
Train de zambat.
Le plus près possible de la ligne de feu et, deBs les cas pressants, sans tenir compte des pertes.
4" échelon des colooaesde munitions.
Dans les 4 colonnes de munitions d'infanterie du corps d'armée.
SOHMB...
Environ ^00.
Avec les colonnes de munitions et les trains.
Une partie est poussée en avant, le le pluB souvent le \" échelon.
\) hi 2* échelon remplace le 4«.
l) L^éehelon vide se ravitaille au moyen des colonnes de munitions d'étape?.
Environ 300.
Les colonnes de munitions d'étapes comprennent des dépôts et des échelons sur roues, qui, stationnés généralement à la tête d'étapes de guerre, peuvent être poussés en avant suivant les besoins ; elles se ravitaillent par l'intermédiaire des chemins de fer ou de convois, dans les dépôts principaux de munitions constitués dans les places fortes du territoire.
Habillement. — La coiffure de l'infanterie allemande est le casque en cuir avec garnitures d'aluminium. 11 porte sur la face antérieure un ornement de cuivre représentant les armoiries des différents pays souverains, La cocarde allemande (noir, blanc, rouge), est fixée au côté droit de la coiffure, la cocarde nationale des divers contingents au côté
gauche (ordre du 22 mars 1897). Le casque est muni d'une jugulaire en cuir.
Pour la parade, certains régiments (notamment ceux de la Garde et de grenadiers) portent» le plumet, blanc ou noir, à crins retombants, fixé sur le sommet du casque ; enfin le l«r régiment de la Garde à pied, et le J«' régiment de grenadiers de la Garde portent le bonnet de grenadiers du temps de Frédéric IL
En campagne, le casque est recouvert d'une enveloppe en toile vert-roseau. Les troupes de réserve et de Landwehr portent sur la coiffure une croix blanche.
Les chasseurs ont un shako bas avec visière en avant et en arrière.
Une casquette ronde, en drap, avec ou sans visière, sert de deuxième coiffure ; elle porte sur le devant, Tune au-dessus de l'autre, les cocardes allemande et nationale.
La tunique d'infanterie est en drap bleu, avec collet rouge, et une rangée de boutons. Certains régiments, notamment ceux de la Garde, ont au collet un double galon blanc.
Les parements de manche sont généralement rouges, inais pourvus d'insignes différents.
Les pattes d'épaule sont de couleurs variables (blanche, rouge, jaune, bleue avec ou sans lisérés), suivant les corps d'armée ; elles portent le numéro du régiment, et dans certains cas, les monogrammes des titulaires du régiment.
Les tambours et clairons ont des pattes d'épaule, dites « nids d'hirondelle », sorte d'épaulette en drap avec rayures rouges et blanches, plaquées sur le haut de la manche.
La tunique des chasseurs est verte, avec collet et parements noirs (bleu clair avec parements verts pour les Bavarois).
Le pantalon est uniformément gris noir, avec passepoil rouge (sauf en Bavière, où il est de la couleur de la tunique). Il est remplacé, en tenue de parade, par un pantalon de coutil blanc.
Le fantassin allemand est pourvu d'une paire de bottes à longue tige, et d'une paire de brodequins à lacets.
Les autres effets d'habillement sont : le manteau en drap gris, la littewka (sorte de vareuse en drap, portée en petite
tenue et dans les exercices), la veste de toile, et comme linge : une cravate, deux chemises, deux caleçons.
Les offlciers et hommes des détachements de mitrailleuses ont la tunique et la culotte en drap gris vert, avec bottes montantes en cuir fauve. Le col, les parements et passepoils, sont rouge ponceau. La casquette est en drap gris- vert avec bandeau rouge ponceau ; offlciers et hommes ont en plus le shako avec drap du fond gris vert et plumet (blanc dans la Garde, noir dans les autres détachements).
Equipement et poids du chargement. — Le havresac, modèle 1895, est d'une seule pièce; il comprend un cadre en bois, recouvert d'une garniture de cuir de couleur naturelle. Une patelette en cuir ferme le sac à l'arrière.
Le sac porte une poche à accessoires de tente, des courroies de bretelle, et un certain nombre de courroies et de boucles pour assujettir le manteau et le campement. Deu^ poches à cartouches sont ménagées sous la patelette, et permettent de prendre les paquets de cartouches sans ouvrir le sac.
Les bretelles du sac s'accrochent au ceinturon, de manière à supporter les deux cartouchières de devant (I ).
Chaque fantassin allemand est pourvu d'un carréMe toile cachou, de 1",65 de côté, pouvant servir à constituer une tente portative. Des boutons (en aluminium), boutonnières et œillets, sont ménagés sur les quatre côtés du carré, de manière à permettre de relier les carrés les uns aux autres. Les accessoires de tente comprennent pour chaque homme : un montant en bois de frêne (divisé en trois tronçons dont deux portent des raccords en aluminium), et trois piquets.
L'instruction du 14 février 1892, relative à l'emploi de la
(1) Les lieutenants non montés portent, en tenue de campagne, un havresac en cuir noir d'un modèle réduit, autour duquel on peut rouler le manteau. Dimension du sac: hauteur et largeur, environ 0*^,30, épaisseur en haut 0<°,07, en bas O^JO. De plus, les capitaines et lieutenants ont droit à une cantine mesurant environ O^jTO de long, 0"^,35 de large, 0™,30 de haut ; les officiers supérieurs ont droit à deux cantines.
tente portative, indique que deux hommes peuvent déjà se constituer un abri suffisant ; un homme seul peut se servir de sa toile de tente comme couverture et comme abri contre la pluie. Mais en général, les tentes sont établies par escouade et même par section.
La toile de tente se porte roulée autour du sac, au-dessus ou au-dessous du manteau.
L'équipement du fantassin allemand comprend encore une série d'autres objets, dont la nomenclature est donnée dans le tableau faisant connaître son chargement en campagne. (Voir ci-après.)
Aux termes de l'instruction sur les travaux de campagne de l'infanterie, le nombre d'outils portatifs est, par bataillon d'infanterie, de :
400 petites pelles (longueur de la pelle 0",50) ; 40 pics-hachettes; 20 hachettes.
Ce qui revient à munir d'outils portatifs environ un homme sur deux-
Les outils portatifs, enveloppés de leur étui, sont portés suspendus au ceinturon, le manche en bas, sous le portesabre et immédiatement en arrière.
Disons de suite, que le bataillon d'infanterie emporte en plus, sur ses voitures :
20 grandes pelles (de 1 mètre), 10 pioches, 8 haches, 14 hachettes, 4 scies.
Le poids des outils portatifs est dooné dans le tableau ci-dessous, qui est tiré de l'instruction sur l'équipement de l'infanterie, modèle 1895, portant la date du 24 août 1899.
Chargement de campagne du fantassin allemand
(Calculé pour un homme de grandeur moyenne : 1",67.)
kil. gr.
Tunique 1,450
CrtTale 34
Pantalon de drap. 970
Pantalon de treillis, caleron 450
Bretelles .* 415
(Chemise 275
Boites 1,900
Bas ou chaussettes russe? 080
Sachet de pansement 034
Mouchoirs 050
Plaque d*idenlitiî 009
Sachet-bourse (a) 030
Total 5,397
B. — Équipement.
Casque avec garniture^ 360
Couvre-casque 030
Hayresac module 1896 (avec courroies et sac d'accessoires de
lente) 1,570
Ceinturon ayec plaque 330
Musette 350
Marmite (avec courroies) 459
Dragonne 027
2 cartouchières 540
Bidon (et son étui) 243
Gobelet 055
Total 3,964
G. ~ Chargement da sac.
Manteau 4 ,900
3 courroies de manteau, modèle
Tentf 4,620
CaHquetle 094
Chemise 275
Brodequins 1 ,050
Bas ou chaussettes russes 080
Livrets (de chant et de solde). . . 076
Brosse a dents 020
Mouchoir 050
Contenu et cuiller 095
Ustensiles de couture et de propreté' 230
Total 5,600
D. — Ames at mnnltloMi.
kll. sr.
Fusil 4,400
Baïonnello 580
Chitl'ons pour nettoyage 052
Cartouches (4) 3,775
Total.. .. 8,507
F. — TlTres («).
Biscuit 750
Viande de conserve 815
Légumes de conserre 478
Sel 075
Café 075
3 sachets a biscuit 075
Sachet à sel 0S2
3 boîtes à café 080
Sachet à rii 018
Pain du déjeuner 350
Contenu du bidon 350
Tabac, cigiffs 150
Total 3,238
Poids total 26,706
A ce poids, il faudrait ajouter, pendant la période d'hiver (septembre à avril) :
Gaiïtsdedrap 0M50
et. en tout temps, pour 1 homme sur 2 :
Petite pelle et son étui 0^,890
ou Hachette et son étui 1^,080
ou Pic-hachette et son étui . . . 1 ^,480
Le poids du sac chargé (avec la marmite, les chiffons pour le aettojagf des armes, 30 cartouches, les vivres du sac, le tabac) est de 11^163.
(a) Lp sachet-boQrxe (Brustbevtel) sert k recevoir l'arfcent de l'homme; il est suspeodu i son eo« et repose sar la poitrin<>.
(b) Dont 90 dans i«<9 cartoucbières rs>>,8Sl) et 30 dans le sac (0^,944).
(c) Vivres du sac = lk,a88.
On voit que le poids du chargement d'un fantassin allemand, de grandeur moyenne, est de 38 on 27 kilos, suivant que l'homme porte — ou non — un outil portatif.
Lors des essais faits en 4 894, pour alléger la charge du sac on avait proposé :
1^ De réduire le nombre des cartouches portés par
l'homme (de 450 à 120); 2® De réduire le nombre de jours de vivres de réserve
(de 3 à 2) ; S^ De réduire de moitié le nombre des outils portatifs portés par l'homme.
Jusqu'ici la première de ces mesures a seule été adoptée.
Équipages régimentaires. — Les troupes d'infanterie emmènent en campagne un certain nombre de voitures qui sont réparties en ;
Train de combat (kleine Bagage); Train régimentaire {grosse Bagage).
Dans un bataillon d'infanterie (1056 officiers et soldats, 47 chevaux, 15 voitures) le train de combat comprend :
4 voitures à cartouches de compagnie, une voiture médicale, 7 chevaux de main.
Le train régimentaire comprend : 5 fourgons à bagages,
5 fourgons à vivres (dont une voiture de cantinière).
Pour le régiment il y a lieu d'ajouter 4 chevaux de main aux trains de combat, un fourgon à bagages aux trains régimentaires des bataillons; ce qui donne au total : 2S chevaux de main ; 46 voitures.
Toutes ces voitures sont attelées à deux chevaux.
Dans les détachements de mitrailleuses le détachement de combat comprend :
6 mitrailleuses ;
3 caissons à munitions ;
1 chariot de batterie.
Les chevaux des officiers et les chevaux haut le pied cons-
tituent le Irain de combat ; un fourgon à bagages, un fourgon à vivres, une fourragère (à 4 chevaux) forment le train régimentaire.
Le tableau ci-dessous donne quelques renseignements numériques sur les différents modèles de voitures en usage dans l'infanterie, ou pouvant encore être utilisés dans cette arme.
Voilure à cartouches de bataillon, C/59
Voiture 0 cartouches de compagnie, C/87
Voilure à bagages de bataillon. C/69
Fourgon à bagages de compagnie
ou d'état-major C/5?
kilogr.