IL -^ La cavalerie
Commandement. — Inspections de cavalerie. — Les troupes de cavalerie dépendent des commandants des corps d'armée et des divisions pour tout ce qui concerne le service de garnison, la discipline et la préparation à la guerre ; ces officiers généraux inspectent les régiments de cavalerie, lors de leur passage annuel dans les garnisons, pendant les exercices de combat et les évolutions de régiment et de brigade.
Mais, en outre, les troupes de cavalerie relèvent d^inspec^ teurs permanents placés immédiatement sous les ordres du souverain.
Les premiers inspecteurs de cavalerie, au nombre de deux,
forent créés par un ordre de Cabinet du 10 avril 1890 ; ils avaient rang de généraux de divisior», et leur mission consistait à diriger les manœuvres ou les voyages de cadres de cavalerie et à inspecter les chevaux dans les différents corps ; ils dépendaient du ministère de la guerre.
Une décision du 21 décembre 1895 modifia cette situation à leur avantage ; ces officiers généraux ne dépendaient plus que de l'Empereur, ils pouvaient avoir le rang de commandant de corps d'armée et leurs attributions étaient étendues : ils inspectaient les différents corps non seulement au point de vue des chevaux mais encore des différentes branches de Tinstruction.
Un ordre de Cabinet du 5 avril 1898, complété par un autre du 25 novembre 1899, a créé un inspecteur général et deux nouveaux inspecteurs « dans le but d'assurer l'unité d'instruction dans la cavalerie » ; les pouvoirs attribués à l'inspecteur général en font un véritable grand maître de la cavalerie, responsable devant l'Empereur de l'instruction de l'arme.
L'inspecteur général réside à Berlin; il a le rang d'un général commandant de corps d'armée et a sous ses ordres :
Les quatre inspecteurs de cavalerie ;
L'Institut militaire d'équitation ;
L'Inspection du service vétérinaire avec les établissements qui en dépendent.
Ces deux dernières institutions ne relèvent plus du ministère de la guerre qu'au point de vue administratif.
L'inspecteur général a le droit d'assister en spectateur à tous les exercices, manœuvres, inspections de troupes de cavalerie ; il dirige les manœuvres de plusieurs divisions de cavalerie, les voyages tactiques des généraux et officiers supérieurs de cavalerie ; il inspecte les différents corps de troupes de cavalerie dans les diverses branches du service, de manière à voir en quatre ans tous les régiments et chaque année l'Institut militaire ; il visite les dépôts de remonte et surveille les exercices techniques spéciaux.
Les inspecteurs de cavalerie ont rang de généraux de division ; ils doivent assister une fois par an aux inspections de régiments et de brigades passées dans leur arrondissement, savoir :
l'* -Inspection (Kônigsberg), troupes de cavalerie du I*** corps d'armée. 11* — (Stettin), — — des II» et IX* corps.
JI1« — (Munster), — — des VII* et X« corps,
IV — (Sarrcbrûck), — — des VIII* et XYI« corps.
Ils prennent le commandement des divisions de cavalerie formées par les régiments de leur zone d'inspection, et dirigent des voyages d'études tactiques d'officiers de cavalerie ; de plus, ils peuvent être désignés par l'inspecteur général pour diriger des voyages d'études de généraux et d'officiers supérieurs, ou pour inspecter différents corps de troupes dans certaines parties du service, ou pour assister à des exercices techniques spéciaux. Dans toutes leurs inspections ils doivent porter une attention particulière sur l'état des chevaux.
La Bavière possède également un inspecteur de cavalerie, du grade de général-lieutenant et muni de pouvoirs analogues ; il a la haute direction du service des remontes, de l'École d'équitation et de l'École de maréchalerie de Munich.
Commission de cavalerie. — Cette commission a été créée par décision du 10 avril 1890, en môme temps que les premiers inspecteurs de cavalerie ; son but est de constituer un Conseil permanent pour l'étude de toutes les questions concernant la cavalerie.
Elle est présidée par l'inspecteur général de la cavalerie et comprend en principe :
Le commandant de la division de cavalerie de la Garde ; 2 officiers du ministère de la guerre (actuellement un
colonel, un major) ; 1 officier de l'état-major de l'armée (actuellement ma-
1 officier d'artillerie de campagne (major).
Elle peut êlre renforcée temporairement par les inspecteurs permanents de cavalerie, Tinspecteur des remontes, un officier de riastitut militaire d'équitation, des officiers des corps de troupes, l'inspecteur du service vétérinaire, le représeatant de Tadministration des haras, etc.
• Cette simple énumération montre la nature des questions qui peuvent être soumises à l'examen de la commission de cavalerie.
Groupement en grosses unités de cavalerie. — La cavalerie allemande ne possède qu'une division de cavalerie orgat^ nisée dès le temps de paix : celle de la Garde, constituée à quatre brigades. Les autres brigades sont rattachées organiquement aux divisions d'infanterie, en général à raison d'une brigade par division ; elles sont, en principe, à deux régiments et tiennent garnison sur le territoire même de leur corps d'armée (1).
Le nombre total des brigades s'élève à 46, dont :
36 prussiennes;
2 wurtembergeoises ;