DURÉE DU SÉJOUR
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et le |ou de éépait.
4* mai.
5 join.
1« juillet.
4» août.
30 avril.
3 juin.
3 juillet.
2 aoAl.
11 août.
4 août.
4 aoûl.
30 mai.
28 juin.
tS lain.
29 juillet.
29 août.
31 mai.
1" juillet.
31 juillet.
30 août.
Les exercices de construction tt d^armemefit des batteries ont ordinairement lieu sur les champs de tir pendant la période des écoles à feu ; ils se font dans les mêmes conditions qu'en cas de guerre.
Ces exercices, avec toutes les instructions annexes qu'ils comportent (fascinages, manœuvres de force, etc.), sont une préparation iiumédiate aux manœuvres d'armement et de forteresse.
Les manœuvres tïarmement ont pour but de fournir à Tartillerie à pied l'occasion de s'exercer dans la préparation et l'exécution pratique des travaux qui lui incombent, en cas de guerre, pour l'armement et la défense des places ; elles permettent ainsi de juger si les dispositions prises dans les ouvrages existant pour l'emplacement et la répartition du matériel répondent bien à la situation.
Ces manœuvres ont souvent pour base une situation tactique, tiré d'un kriegsspiel exécuté pendant l'hiver précédent dans la place forte où a lieu l'exercice.
La direction de la manœuvre appartient au commandant du régiment ; il renforce d'ordinaire le bataillon chargé de la défense aux dépens du bataillon qui représente l'assaillant ; les travaux et batteries qu'aurait effectués ce dernier, sont simplement marqués ou figurés par des pétards.
La manœuvre dure de 9 à 14 jours, le dernier jour étant consacré au désarmement (1); elle s'exécute d'ordinaire immédiatement après les écoles à feu.
L'officier d'artillerie de la place, les artificiers et le personnel technique, participent à la manœuvre ; enfin, une partie du matériel de la place est utilisée pour l'armement des ouvrages.
Les exercices d attaque et de défense des places exécutés par les régiments d'artillerie à pied, sous la direction du chef de corps, ont un caractère théorique et servent principalement à l'instruction des cadres. Ils consistent dans Tétude détaillée des différents problèmes auxquels peuvent donner lieu les
(1) Des manœuvres d'armement de plus grande importance sont parfois fixées par l'ordre général annuel relatif aux manœuvres d'automne (par exemple à Metz en 1891, à Posen en 1892).
opérations du siège de la place ; des reconnaissances de terrains complètent ces études et leur donnent la sanction de la pratique.
II. convient de signaler, en terminant, que Tartillerie à pied n'a pas, jusqu'ici, pris part aux manœuvres de plusieurs corps d'armée exécutés devant l'Empereur.
Par contre, elle a pris place à côté des autres armes combattantes dans des manœuvres de forteresse, telles que celtes exécutées à Ingolstadt en 1879, à Tborn en 1893, à Thionville en 1899, à Metz en 1901, ou dans des exercices d'attaque de positions de campagne fortifiées, comme au camp d'Elsenborn en 1896.
Les règlements. — Les principaux règlements ou instructions en usage dans rarlillerie à pied allemande sont :
Exeriir- Règlement fCir die Fuss- Artillerie (Règlement de manœuvres pour rarlillerie ^ pied) :
1'*" Partie : Instruction à pied, du 10 décembre 1891. H« — Manœuvre d'artillerie, projet de 1901.
Gewehr-Schiessvurscfirift fur die Fuss-Artillerie (R^glemenl sur le tir du fusil) du 2 novembre 1893.
Sckiessanleitung fur die Fusi-Artillerie (Instruction sur le tir de l'artil leric à piel) du 9 juil'et 1900.
Anleitung fur die Darstellung gefechtsmàssiger Ziele fur die Feld und FusS' Artillerie (Instruction sur la représentation des buts de guerre pour Tartillerie de campagne et à pied) de 1894.
Batteriebau-Vorschnft (Règlement sur la construction de batteries) projet de 1901.
Anleitung fur die Bandhabunfjs-Arbeilen der Fiiss- Artillerie (Instruction pour les manœuvres de force) de 1890.
Sonder-Vorschriften fur die Fuss-Artillerie {Prescnpiions spéciales pour Tartillerie à pied) :
Â. Gesckûtzrohre (pièces) de 1898.
B. Laffeten, Protzen und Fahrzeuge (affûts, avant-trains et voitures)
2 volumes, de 1893.
C. Artilferistvsche Geràthe und Geschirre (agrès et harnais) de 1895.
D. Munition (1898) (n'est pas dans le commerce). Uf.bungsgeraths- Vorschrift fur Fussartillerie (Instruction sur le matériel
de manœuvre de Tarlillerie à pied) de 1895.
Gesc/iûtz-Exerzir-Reglement fur die Kûsten- Artillerie (Règlement de manœuvre pour les pièces de côtes) de 1883.
1<> Organisation et Effectif^
Inspection générale du corps des ingénieurs et des pionniers. — Le corps des ingénieurs et pionniers a dans ses attributions Tattaque et la défense des places, et rétablissement des travaux de campagne, y compris la construction des ponts. Il est chargé, en temps de paix, de la construction et de l'entretien des fortifications.
Nous allons résumer très rapidement les principales médications survenues dans son organisation depuis une trentaine d'années.
Le corps des ingénieurs et pionniers a toujours dépendu, au point de vue technique, d'un inspecteur général qui, en 1870, avait sous ses ordres des inspections d'ingénieurs ayant elles-mêmes autorité sur des inspections de forteresse (pour le service des places fortes), et sur des inspections de pionniers (pour les bataillons de pionniers répartis en général à raison de un par corps d'armée).
Les lois militaires de 4874 et de 1880 ne firent que rendre plus uniforme l'organisation dans les différents États allemands, et augmentèrent le nombre des unités.
Un ordre de Cabinet du 21 août 1885, apporta une importante modification : les inspections de pionniers cessèrent de ressortir aux inspections d'ingénieurs, et relevèrent directement de rinspecteup général ; en même temps les prérogatives des commandants de bataillons de pionniers furent relevées : ils possédèrent les droits de commandants de bataillons indépendants.
Les officiers de l'arme qui ne formaient jusque-là qu'un corps d'officiers, furent répartis entre les inspections d'ingénieurs et les bataillons de pionniers : c'était un acheminement vers la séparation des deux services, et la mesure, considérée
comme telle, fut accueillie avec faveur en Allemagne. Disons de suite, que la question en est toujours au même point et que TÉcole mixte de rarlillerie et du génie de Charlottenbourg alimente à la fois le personnel dbs inspections et celui des bataillons de pionniers; les officiers passent du service technique à l'arme combattante, et réciproquement, pendant tout le cours de leur carrière. Un certain nombre d'offlciefs du corps des ingénieurs sont en outre détachés à l'École technique supérieure de Berlin ({).
La loi de 1893 amena la constitution d'un nouvel organe : les commandenfents de pionniers ; ceux-ci, créés au nombre de trois dans les grandes places où deux bataillons de pionniers se trouvaient réunis, furent confiés à des officiers supérieurs ayant rang de commandant de régiment.
La loi de 1 899 provoqua la création de bataillons de pionniers pour les nouveaux corps d'armée; par la constitution des troupes de communications, elle apporta un grand allégement dans le service du corps des ingénieurs et des pionniers. Toutes les troupes spéciales (chemins de fer, aérostiers, télégraphistes) qui avaient été successivement créées en Allemagne depuis 1875, empruntaient, en effet, leurs officiers au corps des ingénieurs ; il en résultait pour ce dernier un affaiblissement des cadres, de nature à nuire à son rôle principal.
La réunion, opérée en 1899, de toutes les troupes de communications, sous l'autorité d'un inspecteur particulier, a donné au corps des ingénieurs et pionniers un caractère moins spécial ; la supériorité numérique des bataillons de pionniers, par rapport aux inspections d'ingénieurs, assure la prédominance de l'élément combattant sur le technique.
L'autorité militaire allemande ne paraît pas vouloir s'arrêter dans cette voie ; elle trouve qu'une partie des occupations des officiers ingénieurs en temps de paix, celles qui se rapportent à la construction et à l'entretien des forteresses, les éloignent encore trop de leurs fonctions en cas de guerre ;
(1) D'après TAnnuaire de 190), leur nombre est de 5 en Prusse, i capitaine et 4 liettlenants en premier.
dans le budget pour l'exercice 1902, elle a fait adopter la créatioQ d'un corps spécial, analogue à celui des artificiers dans rartillerie à pied, et chargé de tous les détails de cette partie du service (I).
Dorénavant, lés officiers du corps des ingénieurs et des pionniers ne seront plus employés dans les fonctions d'ingénieur qu'à partir du grade de capitaine : cependant quelques lieutenants pourront être employés dans le service de construction des fortifications, mais seulement dans le but de compléter leur instruction personnelle.
Pour compenser l'augmentation du personftel de construction des fortifications résultant de la création d'un corps spécial d'officiers pour ce service, le nombre des lieutenants du corps des ingénieurs et des pionniers sera diminué de 80 en Prusse. C'est un chiffre considérable, si l'on considère qu'en 1901 il n'y avait que S8 lieutenants prussiens remplissant les fonctions d'ingénieurs dans les places fortes où les inspections.
Désormais il n'y aura plus de lieutenants que dans les bataillons de pionniers, et les officiers du corps des ingénieurs seront tous au moins du grade de capitaine.
Les mesures d'application de la loi du 25 mars 1899, n'ont été mises à exécution qu'en octobre 1901 ; elles ont conduit à l'organisation actuelle.
L'inspecteur général porte le titre de chef du corps des ingénieurs et des pionniers^ inspecteur général des forteresses. Il dépend directement de l'Empereur et possède un état-major comprenant un colonel, chef, quatre majors ou capitaines, adjudants; il réside à Berlin.
L'inspecteur général est chargé de la haute surveillance de l'instruction des pionniers, au point de vue technique, et de tout ce qui concerne la construction des forlitîcations et le service du génie dans les forteresses. 11 doit se tenir au courant des découvertes et des progrès faits en Allemagne et à l'étranger dans les domaines de l'artillerie et de la fortification.
()) Voir au chap. V : Les employés de construction des forlifîcalions.
Il exerce soq autorité sur les ingéaieurs par Tintermédiaire des inspections de forteresses, sur les pionniers, au moyen des inspections de pionniers.
Son action s*étend sur le Comité des ingénieurs et TÉcole de construction de forteresse de Charlottenburg.
Il est membre du Conseil supérieur de TÉcoIe mixte de Tartillerie et du génie.
Les inspections d'ingénieurs, au nombre de quatre (1), ont à leur tête un général-lieutenant ou un général-major, assisté de deux capitaines ou lieutenants (adjudants).
Elles se répartissent les inspections de forteresses et les places fortes, dans les conditions suivantes : .
IKëni^sberg.
Pillau.
Fort Boyen.
1 r* îDspectîon d'ingénieurs:/
Berlin. ) / Friedricbsort.
l CuxhafeD, j compris Hel« [ l* iospectioQ de forteresses : J goland.
Kiel. j Geestemunde.
f Wilhelmshaven.
\ Swinemunde.
/ Poseo.
f 3« iospection de forteresses : ) §g^f 'g"* ^«'«"- GlaU."