MATÉRIEL EMPLOYÉ
depontr«tle»
ordinairai.
(a) De s mèlrei.
<») 1 48 4*,tB; « 4« s«,ae.
(c) Dont 1 cornac résenre.
(d) Dont s comme réterTo.
(«) 1 de I mètres; 1 de 4a,lS.
(/7 s de B mMree; t de t'.SO.
Les ponts coostraits avec la travée normale de 4",50 sur une largeur de 3",08 entre les poutrelles de guindage, permettent le passage des troupes de toutes armes et de leurs voitures.
Dans les circonstances les plus favorables, et si Ton n'a pas à construire de rampes d'accès, il faut compter environ :
5 minutes par travée de bateau, 10 minutes par travée de chevalets,
lorsque le matériel est pris directement sur la voiture ; 3 minutes par travée de bateau,
6 minutes par travée de chevalets,
si le matériel a été préalablement déchargé.
8* Instruction et règlements.
Période (T hiver, — Tous les bataillons de pionniers reçoivent la même instruction qui les prépare à la fois à la guerre de campagne et à la guerre de forteresse; c'est dire que les anciennes divisions en sapeurs, mineurs et pontonniers n*exis* tent plus.
Chaque compagnie reçoit environ 70 recrues, qui sont, pour l'instruction, réparties en groupes de dix à douze hommes commandés par un sous-officier, assisté de un ou deux caporaux ou anciens soldats. L'officier chargé des recrues dirige l'ensemble des groupes ; il établit le tableau de service et de travail d'après la progression fixée par le commandant de compagnie.
L'instruction des pionniers allemands (1) pendant la période d'hiver, comprend :
L'instruction individuelle pendant une durée de ii semaines environ (jusqu'au milieu de février); Les exercices de compagnie (du milieu de février au
milieu de mars) ; Les exercices de bataillon (jusqu'au commencement d'avril).
L'instruction individuelle a pour but de donner aux pionniers un dressage aussi complet que celui du fantassin ; toutefois, l'escrime à la baïonnette n'est pas enseignée. L'inslruction technique est limitée à quelques principes de manœuvre, aux exercices préliminaires de pontage, au maniement de la rame et de la gaffe ; on ne consacre guère plus d'une après-
Ci) Les pionniers possèdent pour la manœuvre à pied, à rangs serrés et en ordre dispersé, un règlement particulier portant la date du 1^ juillet 1886 et qui n'est qu'un extrait du règlement en usage dans l'infanterie à cette époque. Ce document n*a pas été abrogé, mais il est certain que les bataillons de pionniers ont adopté le règlement actuel de Tinfanterie allemande en élaguant les parties qui ne convenaient pas à leur service particulier. Boguslawski dit explicitement (Armée und Flotten) que le règlement des pionniers est celui de l'infanterie.
midi par semaine à cette partie de rinstruction. ëq revanche, les recrues pratiquent beaucoup la gymnastique et les courses sur piste.
La période d'instruction individuelle est close par une inspection portant sur les différentes branches du service enseignées pendant Thiver, savoir : exercice proprement dit, tir, service intérieur.
Pendant la période qui suit (milieu de février au milieu de mars), les recrues assistent à l'école de compagnie, ordinairement une fois par jour ; mais on consacre la moitié du temps disponible à Tinstruction technique, en particulier au pontage et à la construction des ponts de circonstance. Les tirs d'instruction prennent fin généralement au début de l'école de compagnie.
L'école de bataillon termine la période d'hiver; elle est plutôt considérée comme une école pour les cadres, et l'on n'y consacre guère plus d'une semaine. Elle doit permettre aux bataillons de pionniers de pouvoir manœuvrer avec l'infanterie. L'examen du bataillon marque la fin de cette instruction.
Les anciens soldats revoient pendant l'hiver ce qu'ils ont appris au cours de l'année précédente ; on développe notamment l'instruction du tir et celle de la gymnastique.
Ils sont, une fois par semaine, réunis dans le bataillon pour former une compagnie de guerre, chargée d'accomplir une mission tactique ou technique ou combinée.
Période dite. — La période d'été dure depuis le commencement d'avril jusqu'aux manœuvres d'automne ; elle est presque exclusivement consacrée à Tinstruction technique.
a) Dans la compagnie. — La manœuvre d'infanterie passe au second plan, au profit des manœuvres de pontage auxquelles on consacre environ la moitié du temps donné à l'instruction; deux fois par semaine, on construit un pont de circonstance.
Pour les autres parties du service, notamment les retranchements, les travaux de sape et de mines, le fascinage, la
558 CHAP. VIU. — LES ARMES : INaÉNIEURS ET PIOimiERS.
ooQstructioQ de chemins et de rampes, on se borne à faire exécuter aae fois correctement aux hommes tout ce que prescrit le règlement.
On- consacre chaque jour au moins une heure à la gymnastique, et à la manœuvre des engins d'assaut.
Enfin, on termine l'instruction du tir qui devrait, en principe, durer toute l'année, mais qui, dans la pratique, ne peut être donnée suivant la lente progression du règlement;
h) Dans le bataillon. — Les exercices techniques com* prennent :
1^ Des mairches-manœuvres, dont on augmente progressivement la longueur ; elles sont exécutées d'après un thème tactique et comportent la construction d'un pont de circonstance, d'un retranchement de champ de bataille, d'une piste pour colonne, etc. Elles se terminent souvent par un combat;
2* Des mancBuvres dites <( de forêt », au coutb desquelles on bivouaque en construisant des abris«
Le but de ces manœuvres est d'habituer les pionniers à construire des ponts de circonstance en terrain varié, avec des arbres qu'ils abattent eux-mêmes, à créer des chemins, en employant au besoin la mine dans les terrains rocheux, etc. ; ees manœuvres durent parfois sept à huit jours;
3' Des petites manuœvres de pontage, soit isolées, soit reliées à une manœuvre de forêt, et dont la durée est d'environ dix jours. A cet efifet, on constitue ordinairement dans le bataillon deux compagnies sur pied de guerre qui utilisent alternativement du matériel de circonstance et du matériel réglementaire d'équipage amené par voie d'eau, autant que possible. Pendant ces manœuvres, le bataillon cantonne dans les localités les plus voisines.
En général, l'inspecteur des pionniers assiste, pendant trois ou quatre jours, aux manœuvres de forêt ou de pontage;
4® Des exercices d'ensemble et les manœuvres d'automne. Tous les ans, plusieurs bataillons sont réunis pendant une quin* zaine de jours sur un grand fleuve (Rhin, Elbe, Oder, Vistule) pour exécuter des manœuvres d'ensemble de pontage, en présence de leur inspecteur et de l'inspecteur général du corps
des ingénieurs et des pionniers. Ces manœuvres sont généralement prescrites par Tordre du Cabinet annuel relatif aux manœuvres d'automne des différents corps d'armée.
D'autres manœuvres d'ensemble sont exécutées avec des troupes de toutes armes; elles comportent soit des passages de cours d'eau, soit l'attaque et la défense de positions fortifiées (1); c'est ainsi qu'une décision impériale du 23 septembre 1899 a prescrit que les bataillons de pionniers pourraient être appelés à l'avenir à participer à tout ou partie des exercices d'ensemble des brigades d'infanterie, lorsque les commandants de corps d'armée le jugeraient à propos.
Les pionniers participent également aux manœuvres de forteresse, exécutées de concert avec les autres armes (en particulier l'artillerie à pied), comme autour de Metz en 1901.
Enfin, les bataillons de pionniers prennent part aux manœuvres d'automne de leur corps d'armée ; ils y remplissent fréquemment le même rôle que l'infanterie. Pour ces manœuvres, ils ont souvent à fournir des détachements de pionniers de cavalerie (1 officier, 30 hommes par division de cavalerie) ; aux manœuvres de ces dernières années, les pionniers de cavalerie étaient montés sur des bicyclettes.
Les travaux techniques. — En résumé, on voit que les bataillons de pionniers reçoivent pendant l'hiver la même instruction que les soldats d'infanterie; ils ont, à quelques réductions près, les mêmes règlements de manœuvre et de tir.
Par contre, avec la période d'été commence l'instruction technique, dont les premiers éléments ont été ébauchés et enseignés théoriquement pendant Thiver.
Les pionniers appliquent alors les divers règlements ou instructions techniques émanant soit du ministère de la guerre, soit de l'inspection générale du corps des ingénieurs et des pionniers.
La simple nomenclature des objets traités dans ces docu-
(4) Voir ebapitre IX : Ponds et Soldes, | II, les fonds alloués annudlement à cet efiet.
ments montrera la nature des travaux effectués par les pionniers pour les préparer à leur rôle en temps de guerre.
Le règlement, sur les manœuvres des pontonniers indique tous les moyens de construire les ponts, bacs à aviron ou à traille, portières, etc., qui peuvent être établis avec le matériel des pontons réglementaires.
Ce règlement est complété par une instruction concernant les ponts de circonstance; elle indique les différents modes de support et de chevalets qui peuvent être construits avec des bois en grume, l'utilisation des bateaux ou tonneaux, la construction de radeaux, et, pour des travaux plus importants, rétablissement de pilotis et la réparation des ponts permanents.
L'instruction sur les travaux de campagne consacre une !'• partie à la série des travaux de fortification de campagne :
a) Tranchées-abris simples ou renforcées, couvertes ou
non, pour Tinfanterie;
b) Retranchements rapides pour l'artillerie de campagne
ou à pied ;
c) Aménagement des obstacles naturels ou artificiels
rencontrés en campagne (fossés, lisières de bois, murs, etc.)
Une 2« partie s'occupe des travaux qui incomberaient aux troupes d'infanterie ou de pionniers pour l'attaque des places fortes (parallèles, approches et dernière tranchée, dite d'as^ saut).
Des annexes indiquent la manière de construire les revêtements et les abris blindés.
Une autre instruction traite des installations de bivouac, des abris, baraquements ou écuries à construire pour les troupes devant séjourner longtemps en dehors des localités, ainsi que des aménagements pour les cuisines, les abreuvoirs, les latrines, l'installation de puits.
Elle donne enôore les moyens à employer pour l'amélioration des chemins, la construction de digues, de chemins de fer à voie étroite, de rampes de débarquement.
L'instruction sur les travaux de destruction {Spreng vorschrift) débute par une description des pétards, capsules, cordeaux, etc. réglementaires ; elle indique ensuite, avec grands détails, l'emplacement et la quantité des charges nécessaires pour la rupture des pièces de bois ou de fer, la destruction des ponts ou voies ferrées, le renversement des murs et escarpes, la mise hors d'usage des tunnels. Entre temps, elle indique les procédés de construction des galeries de mine.
Une annexe à cette instruction mentionne les procédés à employer pour la rupture de la glace, notamment pour dégager les cunettes des fossés des fortifications.
Les règlements. — Les principaux règlements ou instructions en usage pour les troupes de pionniers, sont :
Exerzir-Reglement fur die Pioniere (Règlement <ie manœuvres pour les pionniers) du i^' juillet 1886 (1).
Schiessvorschrift (Règlement sur le tir). Les pionniers appliquent le règlement de l'infanterie, avec les modifications données par une annexe (portant le n<> II). .
Pontonier Règlement (Règlement sur les manœuvres des pontonniers) du 17 décembre 1891.
BefehUbrûcken-Vorschrift (Instruction sur la construction des ponts de circonstance) de 1894.
Feldbefestigungs-Vorschrift{lnsiT\ici\on sur les travaux de fortification de campagne) du 6 avril 1893.
Lager-und Wegebau-Anleitung (Instruction sur Taménagement des camps, bivouacs et voies d'accès) de 1896.
Sprengvorschrift (Instruction sur les destructions) de 1896.
Yorschrift fàr die Verwalttmg der Pionier-Uebungsgelder (Instruction sur Tadministration des sommes allouées aux pionniers pour travaux et exercices).
(1) Voir le renvoi de la page 556.
CHAP. VIII.. — iiBâUBS : IîRjOUPES de COMMUNICATIOJNS-
YT. — Les Troupes de communfcatlons.
Coinmazulement. — Inspection des troupes de conunuxiicatîons;
La 1«» ée> i SSd a réoni soub le nom de trocrpes de coranm* nîcatiofist les troopes dje* eb^mm de fer, de télégraphie et d^'aéroetieps: déjà existantes; de plas^ afin d'assurer rhomogénéité eomplètedaQs la préparaidoa à la guerre de tous les éléiQente chargés d'assarep lu comm^anicatioa eirtre les divers orgaiyes die reaFmée, elle a placé à leur tête uu) inspecteur des troupes die eammmmealions^
Un ordre de Cabinet diu 2T inars 1899 a fixé ainsi qu'il suit ses prérogatives :
<6 L'inspecteur des tEoupes< da coaHnunicatiûJaâ est la plus « haute autocitâ miUtaice- des trau.pe& de Gooimunicatioas ; il « a le rang et la solde d'un général de division. Il possède <f la haxLte diffectioa sur reosemble du service et k persoaael « des troupes de communications et veille a leur prépaïaitifln « en vue de fa guerre.
« L'inspecteur est sous les ordres Tramédiats de TEmpeu reoT, aucpel il sûttcneitira. direcLement toutes les affaires « motivant une décision impériale. »
L'inspecteur a, dans son service, les attributions d'un commandant de corps d'armée, en ce qui concerne les permissions et la discipline.
Le chef de l'état-major de- l'armée,, dont dépeadaient, jusqu'en 1899, !es troupes de chemin de fer et d'aérostiers, a conservé certains droits sur les troupes de communications; ils sont ainsi déGnis :
« L'inspecteur des troupes de communications recevra du (( chef de l'état-major de l'armée, communication du bat as- « signé à l'instruction de ces troupes et des règles fixant leur « emploi en temps de guerre.
« L'inspecteur reste responsable vis-à-vis de TEHipereur
c( des moyens propres à atteindre cette iastraction ; cepen- (c danl^ le chef de réiatHsmJQP de Tarmée aura la faculté <c d^asaister en touii temps aux exercices, des troupes de corn- <( municatkms et de si^aler ses observations à TEmpereur. « il appartiendra également au chef de l'état-major de l'&r- 'A mée d'établir des propositions pour faire participer Tinspec* « teur à des voyages ou à des travaux se rapportant à ses « fonctions en cas de mobilisation ou à Temploi des troupes « en temps de guerre. »
Enfin, le même ordre de Cabinet a réglé les- pouvoirs des commandants de corps d'armée à Pégard de ces troupes :
(K Les troupes dexommunâcations dépendent du comman- « dément du corps d'armée sur te territoire dnquel elles « tiennent garnison dans les mêmes conditions que les batail- (« Ions de pionniers*
c En particutier, les affaires concernant le recrutement, « l'administration de garnison, les congés par réforme, la re- « traite des employés subalternes,, les payeurs^ la justice mice litaire relèvent du commandant de corps d'armée. »
L'inspecteur des troupes de communications réside à Berlin ; il dispose d'un état-major comçfenant. : un offidev d'étatnMLJop et un adjudant (majors ou capitaines); un intendant remplit auprè» de lui le& fonctions dévolues ausL intendants divisionnaires auprès des généiraux: commandant les divisions. U a sous ses ordres directs :
à) La brigade de chemin de fèr^ comprenant :
Les régiments de chemin de fer n** 4, â, â (à demx
bâttaillon». chacun) ; Le chemin de fer militaire (de Beriia à, Juterbog), comprenant la direction et la section d'exploitation ; b) Vinspection des troupes de télégraphie qui sert d'intermédiaire entre l'inspectenr des troapes de communications et les troupes de télégraphie, savoir :
Le bataillon n<* 1 (auquel est rattachée l'École de télégraphie de cavalerie) ; Les bataillons n<^* 2 et 3 ; (Ces trois bataillons sont à trois compagnies.)
c) La section d'aérostiers ;
d) La section cTexpériences des troupes de communications. Elle a remplacé, depuis 1^01, Tancienne section d'expériences des troupes de chemin de fer, créée en 1887, en étendant le cercle de ses recherches aux questions concernant les troupes d'aérostation et de télégraphie. Elle a pour mission de se tenir au courant de toutes les inventions et de chercher à les rendre pratiquement utilisables ; elle prépare les règlements et les tient au courant (1).
Les troupes que nous venons d'énumérer comprennent les unités prussiennes auxquelles ont été rattachés les éléments wurtembergeois et saxons.
C'est ainsi que :
Le détachement de télégraphie wurtembergeois fait . partie du bataillon de télégraphie prussien n<* 1, stationné à Berlin ; La compagnie de télégraphie saxonne forme la 3® compagnie de ce même bataillon ; Les deux compagnies de chemin de fer saxonnes forment les 7* et 8® compagnies du régiment de chemin de fer prussien n* 2 (Berlin).
Au contraire, les unités bavaroises restent en dehors des troupes prussiennes ; elles sont toutes stationnées sur le territoire bavarois et dépendent, non de l'inspecteur des troupes de communications, mais de l'inspecteur du corps des ingénieurs et des forteresses de l'armée bavaroise. Elles comprennent :
Un bataillon de chemin de fer à trois compagnies ; Une compagnie de télégraphie ; Une section d'aérostiers.
L'effectif total des troupes de communications est, d'après le budget, de :
(i) D\iprès le budget de 1901 elle comprend : ^1 colonel président, 5 capitaines, 2 lieutenants en i", 2 sergents, 3 sous-officiers (dont 1 secrétaire).