‹ L'armee anglaise vaincueChapitre 2 sur 86 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Celle élude n'est pas entièrement nouvelle, et les documents qui lui servent de base, ont été déjà pour la pinpart signalés au public par M. Boucher de Molandon.

En 1876, il communiquait k la Société archéologique et historique de l'Orléanais un certain nombre de titres inédits relRlifs au siège d'Orléans, et tout particulièrement à la constitution de l'armée anglaise assiégeante; il lisait une notice destinée à servir d'introduction à la publication qu'il projetait, et déclarait avoir encore à faire quelques recherches (1).

En mis, au congrès des Sociétés savantes à la Sorbonne, M. Boucher de Molandon donnait h ses travaux une publicité plus grande, par la lecture d'un mémoire qu'il

(Il Bulletin de k Société, [. VI, 1 îi novembru 187G, p. 364.

1, 4« trim. 1876. Séance du

avail intilulé : l'Armée anglaise au siège d'Orléans en 14S9. — Documents inédits (\).

Il faisait (l'abord l'historique îles archives anglaises relatives i la guerre de Cent ans, que nos adversaires laissèrent à Rouen en quittant celte ville ; de leur transport à Paris en 1 762, de leur dispersion si regrettable ; de leur reconstution malheureusement si incomplète. Il ajoulait qu'il avait été assez heureui lui-même pour retrouver plusieurs pièces importantes, qui, après avoir passé de mains en miiins, étaient venues s'écliuuer chez les inarcliands d'aulograplies ou ilans les ventes publiques.

M, lioucherde Molandon abordait successivement : l'analyse intrinsèque des documents et la discussion de leur valeur historique ; les premières opérations de Salisbury ; le dénombrement de la garnison des Tourelles qui Jouèrent un rôle si important; la coopération des nobles et vassaux de la Normandie et des pays de conquête, conrormémenl au droit féodal, appuyé sur le traité de Troyes ; les mesures linancières prises par les An^^lais : subsides votés par les Élau de Normandie, retenue remboursable faite sur le Irailemenl de tous les offices.

N'ayant jamais abaniloanè ses reclierches, et toujours préoccupé d'enrichir sa collection, il fut amené à donner à son premier travail des bases et une distribution nouvelle, en même temps qu'un développement plus considérable, mieux en rapport avec l'importance des documents et avec leur nombre qui s'était notablement accru.

Pour celte rci'onle, il s'est associé M. Adalberl de Beaucorps, son neveu. C'est leur œuvre commune qui est donnée ici.

tl) Réuaion dea délégués des Sociétés savantes, à la Sorbonne. Séance du 2G avril 1878, & la seclion d'Histoire et de Philoloifie. JoHi-nal Officiel du 27 avril 1878, p. 4467.

INTHODLICTION

unît: lîKNKIiAlJi; IIK L"i.)rV[(Ai;E, - ducumicnts,

Nous n'avons point I» prétention de donner une étuile coin|(lêle de l'armée anglaise sons les murs d'Orléans. Tout ce qui concerne sa ^composition (efleclifs, nom el étal lies chefs) et les ressources en hommes, en vivres et en argent qu'elle limil de la Normandie et aulrps conquêtes d'Henri V, a élé magisiralement éludié par M. Cli. de Beaurepaire dans ses deux ouvrages déjà anciens : Les claU de Sormandie sous la domination aiigluise. l'Administration de la Normandie soui la domination avijUiisc, auxannécx 1434, 14S5 et i4S9 (1).

(Il Le premier est de 1859. H. de Beaurepaire rîle souvent les Coraples Aê Pierre Surreau, receveur général de Normandie, e[ il en reproduit plusieurs pièces in-extenso dans son appendice.

I.e second esl de la m^me époque : De l'adminiiilration de la Normandie skhï la dumination anglaise aux années i4?4, i425 Kl iA99, d'apria trois eomptesde la recette générale de Xorrnandie cutueri'éi à la bibtiothiqiw impériale, par Cli. us Beaiikepaire, aticien éléue de fécule des Chartes. Caen, 1850. Extrnit du tonïeXXlV des Mémoire» de la Société den Antiquaire» de Normatulie. — GO pages in-<i. — Les trois comptes indiqués ici eont ceux de Pierre Surreau. Le dernier, 1428'i439, figure ainsi qu'il suit, dans le catalogue du Fonds fram.'ais, au département des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale : n" 4,A8S, Compte »eptiéme de Pierre Surreau... pour uny an, commençant le i" octobre f4tJS, et finisMnt le demierjour du moijs de aeptemlire f4S!J... ihuncn 0,430^... C'est auus ce dernier numéro qu'il est cité par M. de Ueaure)iaire. Il u pri-s de HOO pages. M. Jarry,

C'est surtout en êtutliaat le recru lemenl, l'or^anisalioa, runclioDDemi'nl intérieur el extérieur de cette armée que lUs essaieruDS d'apporter notre contribution à son histoire

fuit partie intégrante de celle du siège d'Urléaus. Les tliruiiiques anglaises Tunt le silence sur ce fait mérable, M. Quicheral l'a constaté. Celles de Bourgogne mt insuffisantes ; celles de France sont faites au point de Vdc français ; nous les avons beaucoup consultées pourt, même pour les points oii nous ne les citons pas. Force était donc de recourir aux documents eux-mêmes; tous avons dit, el nous exposerons en détail tout à l'heure par suite de quelles circonstances, .après avoir été coniOTvis longtemps en France, ils sont aujourd'hui moins nombreux qu'on ne devrait le supposer.

Ilymcr et Stevenson (1) en ont publié un certain nombre. JNous avons eu soin d'y recourir.

Nous avons d'abord à faire connaître la provenance et 'b nature intrinsèque de ceux qui étaient encore inédits, et

- qui

^^HPie

Sociale archiïo logique el hiiitori(|iie de l'Orlù.inais, publie dans le volumu raâiDe des Mémoires de la Société oii doit être inséré noti'o présunt ouvrage, ta partie de ce compte I» plus spécialemcut relative uu si 4ge d'Orléans, el une élude qui sert d'introduction.

Poui' le cas où te lecteur remarque rail, dans les déductions pré- Huntâes de pari el d'autre, des parties seiublatjles, il voudrait bien n'iittnbuer ce fail qu'à ta similitude des sources qui ont élé leapectivement utilisées. Noire Iravail avait élé lu enliËremenl devant la Société Hrcliéologiijue, d'ailleurs, en l'absence de M. Jurry, alorii que M. Jarry, en déposant antérieurement la copie du compte de l'Pierre Surreau, n'avait donné qu'un premier aperçu, en quelques

iges, du t'étude qu'il se proposait d'y Joindre, Ses Pioces Justilîca- 111, IV el V, provenant de la Bibliothèque Nationale, que nous imprimons aussi sous tes n"' 'M, 07 el 00 de nos Documents, Mvaient élé déposées, par M. Boucher de Molandon, sur le bureau do la Société, en 187G. (Voir notre Avant -Propos).

(1) RvuEit, Fondera... Ed. Neauliuc. ~~ 1. Srt^VENâO.w, DoeumenU de la guerre de France du lempu d'Ileufi VI. Londres, 1861-1804.

que l'on trouvera plus loin comme pièces justiticalives, et à faire quelques consiJcralions sur la langue dans lnquelie ils sont réJigés. Ce sera l'objet spécial Je cette introduction.

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