‹ L'armée et la démocratieChapitre 2 sur 4 · Victor Duruy par La visse, p · texte numérisé non relu

Victor Duruy par La visse, p

2. La commission de l’enseignement secondaire ‘pareiit favorable à cette idée {V. Rapport de M. Ribot, p. 111).

sera toujours à la guerre la première condition du succès ; les grands généraux sont ceux qui en ont le plus usé. Dans sa conférence sur l’armée du premier Empire, M. Vandal cite ‘ ce passage d’une lettre trouvée sur un officier prussien tué à léna : « S’il ne fallait que se servir de nos bras, nous serions bientôt vainqueurs. Ils sont petits, chétifs ; un seul de nos Allemands en battrait quatre ; mais ils deviennent au feu des êtres surnaturels. Ils sont emportés par une ardeur inexprimable, dont on ne voit aucune trace dans nos soldats. Ûue voulez-vous faire avec des paysans menés au combat par des nobles, dont ils partagent les dangers, sans jamais partager les passions, ni les récompenses. «

Ce rapprochement si désirable doit être surtout une œuvre d’éducatiou et de persuasion ; il ne serait pas cependant inutile que l’élève sortant de l’École militaire fit au régiment une sorte de stage, et que l’officier restât chargé de l’instruction théorique du soldat abandonnée pour une trop grande part à des sous-officiers.

Les réformes les plus faciles sont celles qui peuvent se réaliser par des décrets ou des mesures législatives.

Grâce au précédent ministre de la Guerre^, le régime de la cooptation a déjà disparu. Le ministre a cessé d’être le prisonnier des comités. Mais il ne faut pas se dissimuler qu’il sera toujours difficile

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