‹ L'Armée française en 1873Chapitre 16 sur 85 · NOMBRE D'HOMMES · texte numérisé non relu

NOMBRE D'HOMMES

laissés dans leurs foyers.

Suite du Tableau n° 5.

Tableaux des coefficients départementaux.

NOMS

DES

DÉPARTEMENTS

Report. .

Vienne

Vienne (Haute-).

Vosges

Yonne

Total 144,693!

NOMBRE D

lais!

dans leur

ss

O ce p.

' Le total de la première colonne ajouté à celai de la troisième donne celui de la dernière. .. ( -f 48^573

Le cliiffre total de la première colonne est égal à celui des nouveaux contingents insère' au Tableau n° 3 , en le diminuant de 4 pour 100.

Total de la deuxième colonne du Tableau n° 3... 150 726 En le diminuant de 4 pour 1 00 6,029

Besle 144 697

Il y a donc, par suite des fractions négligées dans les divers départements, une erreur de quatre hommes — Nous la négligeons. n

2 Le total de la troisième est égal à celui de la première colonne du Tableau n° 4 augmenté de 4 pour 100 du total de la deuxième colonne du Tableau n" 3 , savoir :

Total de la première colonne du Tableau n° 4 42 541

4 pour 100 du total de la deuxième colonne du Tableau n° 3 L6f029

Total qui doit être égal à celui de la troisième colonne du présent Tableau.. 48,573 Il n'y a pas d'erreur.

» Le total de la deuxième colonne devrait être égal à cent; il y a donc une erreur en moins, provenant de décimale» négligées; elle est au juste de... 100.000.000 »

Reste.

0,003,089 — Nous croyons pouvoir la négliger.

4 Le total de la quatrième colonne devrait être égal à cent; il y a donc une erreur en moins provenant de décimale» négligées ; elle est au juste de... 100,000.000 ■«»••• ucgn

Reste.

0.008.333 — Nous croyon» pouvoir la négliger. RÉSUMÉ, qua.rfhommel "' vérif,Ca'ions ^ae Ic' ,0,aul des C0,0Dne» Prière «« cinquième .ont «ffecté» d'une errenr en moins de Que le total de la deuxième est affecté d'une erreur inférieure à 0.005. Que le total de la quatrième est affecté d'une erreur inférieure à 0 009 comme' d^nS"0"' ,U>U, C°°i'"iéTOal C°mme *uffisanle ''«"ctitude de. calcul. , et non. prenon. les chiffre, du Tableau

C'est pour arriver aux résultats portés sur le tableau n° 5 qu'a été fait le travail de l'établissement des quatre autres. — Ici il n'est plus question des non-valeurs , mais seulement des hommes destinés au recrutement de l'armée active.

D'un côté se trouvent portés ceux qui doivent la rejoindre en temps de paix; de l'autre, ceux qui sont autorisés à n'entrer sous les drapeaux qu'en temps de guerre. — Du total de chacune de ces deux colonnes a pu être déduite la part proportionnelle de chaque département, dans l'une comme dans l'autre. — C'est cette détermination qui a été le but de ce travail; elle en est la partie la plus importante et le résultat principal. Ces coefficients sont destinés à être très-utiles plus tard; ils serviront à déterminer les probabilités les plus sûres du mouvement des réserves.

CONCLUSION

Il est impossible de terminer cette étude sans dire quelques mots des modifications qu'a subies en France le principe du recrutement. — Les leçons résultant des guerres de la République et de l'Empire avaient fait adopter, sous la Restauration, une durée de huit ans pour le service militaire. En 1832, cette durée fut réduite à sept ans ; les contingents annuels étaient de 80,000 hommes. — Depuis 1853, ils ont été portés à 100,000 hommes , avec trois contingents de 140,000 hommes pour l'époque des guerres de Crimée et d'Italie ; ils sont , avec la nouvelle loi , de 144,000 hommes.

Il est juste d'y ajouter une réserve de 243,000 hommes qui reste dans ses foyers.

La loi de 1868 avait posé le principe de cette réserve par la création de la garde nationale mobile; seulement, les jeunes gens qui étaient exempts par leurs numéros devaient être instruits

dans la garde mobile ; aujourd'hui ils viennent faire leur instruction dans Farinée : 44,000 hommes de plus par an passeront ainsi dans ses rangs.

Il est assez curieux de constater que huit contingents de 80,000 hommes formaient 640,000 hommes sous la monarchie, sept de 100,000 en donnaient 700,000 sous l'Empire; sous la République , après toutes les modifications , les cinq classes de 144,000 hommes donnent 720,000 hommes pour le recrutement de l'armée active en temps de paix; tant il est vrai que l'on croit souvent avoir avancé quand on s'est borné à tourner dans un même cercle.

Certaines dispositions de la loi nouvelle sont des plus heureuses : celle notamment qui soumet au ministre de la guerre toute force armée sur le territoire; celle qui interdit le vote dans l'armée.

Peut-être la réduction du temps de service a été poussée trop loin. Déjà le recrutement des sousofficiers est devenu impossible; il le deviendra bien plus encore avec les facilités données aux engagements volontaires d'un an. Cette disposition, qui n'est pas française, mais imitée de l'étranger, ne paraît pas pouvoir s'acclimater en France : il y a tout lieu d'espérer qu'elle sera rapportée, mais quand ses inconvénients se seront produits; et le premier, c'est le défaut de sujets pour les emplois de sous-officiers.

Il faudra probablement avoir recours, et à une solde plus élevée, et à l'amélioration des conditions de leur existence dans l'armée pour en trouver désormais.

L'absence de cet intermédiaire nécessaire entre l'officier et le soldat est déjà très-regrettable aujourd'hui; il est probable qu'elle ne fera qu'augmenter.

Jusqu'ici, dans ce travail, il n'a pas été question des réserves; elles doivent pourtant exister un jour, et la nouvelle loi crée sous ce rapport-là d'immenses ressources en hommes.

Une triste expérience a pu nous apprendre combien il était difficile de les organiser et de s'en servir, avec la rapidité foudroyante des guerres actuelles , quand on n'a pas l'avantage des armes au commencement de la campagne. C'est pourquoi il faut se borner à l'étude de la première mobilisation seule, car c'est de ce côté que doivent se porter les principales préoccupations des militaires. Le temps de la paix laisse tout le loisir de la préparer; la guerre ne vient pas encore entraver son exécution, et c'est d'elle cependant que dépendent en grande partie les résultats des premiers combats.

Si elle réussit, l'armée active permanente se trouve dans les meilleures conditions pour supporter les efforts du début de la lutte, qui, en dé-

finitive, retombent toujours sur elle. Le succès les encourage-t-il, les réserves viennent d'ellesmêmes se former en arrière; on peut les réunir avec ordre, les instruire avec calme, les employer quand elles sont prêtes.

Il faut donc examiner quelles sont les ressources de l'armée active permanente en temps de paix , et comment elle peut encadrer les hommes destinés à ses rangs par le complément des premiers appels. Ce travail est absolument inséparable de toute étude sur le recrutement.

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