‹ L'Armée française en 1873Chapitre 30 sur 85 · RÉDUCTION DU TERRITOIRE · texte numérisé non relu

RÉDUCTION DU TERRITOIRE

La première est la réduction du territoire. Une partie des établissements militaires les plus importants se trouvaient en Alsace et en Lorraine; les ressources se concentraient surtout dans les deux grandes places de Metz et de Strasbourg. Sarreguemines, Saint-Avold, Thionville, Sarrebourg, Bitche, Phalsbourg, la Petite-Pierre, Wissembourg, Haguenau, Colmar, Schelestadt, Mulhouse, Huningue, avaient également des établissements plus ou moins importants ; ils ont été enlevés à la France.

En outre, les traités qui ont mis fin à la guerre n'ont pas encore rendu à l'armée les frontières légales du pays, et certains départements sont gardés par une armée étrangère.

De ces deux nécessités fatales, l'une est imposée par un traité de paix qui la considère comme définitive; l'autre est une humiliation essentiellement temporaire, qu'un avenir dont il est possible de prévoir le terme prochain doit faire cesser. Mais toute temporaire qu'elle soit, elle n'existe pas moins aujourd'hui et prive l'armée des ressources qu'elle trouverait dans les département des Ardennes, de la Meuse, de Meurthe-et-Moselle, des Vosges et du nouveau Haut -Rhin. L'obligation de ménager les susceptibilités d'un

voisin jaloux de son autorité et s'inquiétant de tout ce qui pourrait y porter ombrage, empêche toute concentration , à portée de son occupation ; il a fallu renoncer ainsi môme à celles que le but de l'instruction militaire faisait exécuter annuellement au camp de Châlons. — L'emplacement des troupes se ressent de ces exigences.

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