‹ L'armée française en ItalieChapitre 6 sur 18 · CINQUIÈME CORPS · texte numérisé non relu

CINQUIÈME CORPS

Le corps commandé par S. À. I. le prince Napoléon, a pris le n° 5. Il nous serait difficile, dans cette étude, d'embrasser les traits saillants de la

vie de S. À. I. Noos renvoyons nos lecteurs à une excellente biographie publiée chez Bentu, par M. H. Castille. Le prince part accompagné de ses deux aides de camp, MM. Ferri-Pisani et Cler. Son chef d'état-major est M. le général de brigade de Beaufort, ex-commandant du département de l'Yonne. Ce général, qui a servi quinze ans en Afrique, a fait, en outre, la campagne de Mqrée, et rempli plusieurs missions en Grèce et en Egypte. Le sous-chef d'état-major du 5 e corps est M. Henry, colonel d'état - major, aide de camp de & A. I. le prince Jérôme. Bon, beau et brave militaire, le colonel Henry a fait sa première campagne au col de Mouzaïa, où il eut un doigt brisé : il a suivi le maréchal Saint- Arnaud en Crimée et rempli les fonctions de sous-chef d'état-tnajor auprès du maréchal Bosquet.

M. de Fiéréck, qui commande l'artillerie, est né en 1805. Sorti de l'École polytechnique en 4827, il est arrivé au grade de général de brigade à la fin de 1858. Il a longtemps servi en Algérie ; a rempli des missions en Morée, en Tur-

quie et en Egypte. C'est un officier magnifique, dont le caractère énergique et franc est admiré de tous.

Les divisions d'infanterie sont commandées par MM. d'Autemare-d'Ervillé et Uhric.

M. d'Autemare-d'Ervillé est un ancien officier de zouaves : pour la bravoure, cela suffit. A l'Aima il commandait la 1" brigade de la division Bosquet, dont le maréchal Saint-Arnaud a dit dans son rapport :

« J'ai déjà fait connaître l'importance du rôle qu'a joué « la division Bosquet dans son mouvement tournant, pen- « dant lequel sa première brigade, établie sur les hauteurs, « est restée longtemps exposée au feu de cinq batteries en- « nemies. •

Ceci prouve que ce chei sait faire passer sa fermeté dans l'âme de ses soldats. — M. Uhric emmène avec lui sa division de l'armée de Paris. Chef énergique, il a sa troupe dans sa main et la conduira en campague avec autant de sécurité qu'au Champ-de-Mars.

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Un général, de brigade du 5* corps, M. de Grandchamp, dont les Parisiens connaissent bien la figure sillonnée de coups de sabre, a passé en Afrique par de terribles épreuves. Il était alors capitaine de voltigeurs au 2& e de ligne, et fut laissé pour mort dans un combat. Ayant encore sa connaissance, mais hors d'état de remuer ou de parler, M. de Grandchamp subit l'affreux supplice de servir de billot à plus de quarante de ses camarades décapités sur son corps. Il était tellement défiguré que les Arabes dédaignèrent de lui couper la tête. Sauvé miraculeusement, il put se guérir, et depuis il a toujours servi de la manière la plus active. (Les Zouaves et les Chas* seurs à pied. — Michel Lévy, 1855.)

Le général Gorréarda servi aussi en Afrique avec gloire, et après avoir été un brillant colonel, il est aujourd'hui un excellent général.

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