XXII INTRODUCTION
tout son organisme en y laissant, hélas, des traces invisibles mais profondes, Albert avait songé à se faire échanger contre quelque prisonnier allemand et à reprendre aussitôt du service. Une occasion parut devoir se présenter vers la fin de décembre. Le général de Gallifet, interné à Coblentz, lui donna pour le général Faidherbe, commandant en chef de Tarmée du Nord, une lettre de recommandation qui, signée du nom glorieux de ce brave entre les braves, équivaut à une seconde citation à Tordre du jour.
'( Coblentz, le 25 décembre 1870.
» Mon général,
» Cette lettre vous sera remise par notre compagnon de captivité Duruy, qui peut profiter d'un échange pour aller combattre de nouveau et sous vos ordres. Je vous le recommande d'une manière toute spéciale. Il est aimé et estimé de tous. Sa conduite au combat de Wissembourg lui a valu d'être cité et médaillé. Tous les officiers de son régiment que j'ai rencontrés pendant notre marche sur Metz m'ont entretenu de sa belle conduite à la bataille de Reichshofl'en. A Sedan, il a été blessé dans les circonstances les plus flatteuses. Je vous demande de