‹ L'armée royale en 1789Chapitre 23 sur 136 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

force qu'ils entendent faire appel. Par la justification officielle des assassins de la rue de la Paix, ils acceptent la complicité des crimes contre les personnes. Par les menaces aux journaux, la mise en état de siège de Montmartre, et cette loi des suspects qu'ils n'ont pas encore proclamée mais qu'ils ont commencé d'appliquer, ils menacent la société tout entière.

»Enprésencede cette succession d'actes criminels, ce que nous demandons à tous les bons citoyens, c'est l'action collective. Plusieurs mairies sont encore entre les mains des bataillons de Tordre. Que tout ce qui porte un fusil, que tout ce qui a lé cœur français se joigne aux défenseurs de la société en péril 1 La Bourse et Saint-Germain l'Auxerrois sont devenus les centres de la résistance sur la rive droite : qu'on s'y porte en masse, demain, ce soir... N'allons pas chercher l'émeute chez elle : le moment n'est pas encore venu; gardons du moins ce que nous occupons encore, et sachons nous y maintenir... » {Liberté du 26 mars 1871.)

Craignant que les élections, auxquelles le Comité central va faire procéder dans Paris ne donnent à ce gouvernement de factieux un semblant de légalité, il adjure la population parisienne de ne pas voter {Liberté du 27 mars) ; il invective cette bourgeoisie sans courage qui déjà commence à prendre son parti

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