MOYENS TEMPORAIRES DE CONSERVATION
Il est parfois difficile d’encaver toute la récolte au moment de l’arrachage: dans ce cas on peut mettre les pommes de terre en tas de 40 à 50 boisseaux, dans un endroit où l’eau ne séjourne pas . On les recouvre de paille et d’un peu de terre par-dessus la paille. Mais si les tubercules sont malades, il n’est pas sûr de les empiler de cette manière, et même lorsqu'ils sont sains il faut éviter le plus possible de les entasser dans le champ, car il est beaucoup plus facile de manutentionner la récolte lorsqu'elle est en cave que lorsqu’elle se trouve à extérieur, par un temps froid et peut-être inclément. Si l’on constate à Parrachage que les patates sont malades, on fera bien d’arranger dans la grange un endroit see, où on pourra, pendant quelque temps, empêcher la gelée de pénétrer et y mettre les tubercules en tas de faible épaisseur.
* Beaucoup de gens cultivent des pommes de terre pour la première fois cette énnée, en quantités plus ou moine grandes. Ils pourront suivre les méthodes que nous venons de décrire. Les autres—ceux qui ne cultivent que de toutes petites quantités—
par-
‘oûles "ont tre.
nne
ue les tubercules germent comme ils font parfois en hiver: lorsqu'ils sont dans des boîtes on peut enlever les germes au
apparition. Lorsqu'on prend cette précaution, les pommes de t
erre se conservent mieux, mais il vaudrait encore mieux prévenir entièrement l’
apparition des germes, c’est-àsi fraîche qu’elles ne puissent
* pas germer. Avant d’encaver des pommes de terre, même en petite quantité, laissez les
bien sécher.
Dans les parties nouvellement colonisées, bonnes caves, ont parfois de la difficulté à conse sont établis depuis assez longtemps et qui n’ont pa méthode qui a donné de bons résultats sur la pra
boisseaux. On creuse une fosse, dans le sol, de 14 pieds de large, de 4 à 4} pieds de profondeur ct d'environ 30 pi i Ô É
toit comme espace d’air, ni autre substance. On construit un toit avec des utre, en ne laissant qu’une légère élévation au centre du toit. =:
Lorsque les perches du toit sont en place, on les recouv empêcher la terre de passer à travers. On recouvre alors ce toit de mottes de gazon bien posées et l’on rejette par-dessus ce gazon une partie de la terre que l’on a sortie du trou, de facon à obtenir une couche d'environ un picd d'épaisseur de terre et de gazon. Il suffira de mettre un autre pied d'épaisseur de fumier de cheval sec et bien pourri, pendant l'hiver le plis froid. La chaleur naturelle du sol tiendra la température assez égale. Il faut trois ventilateurs dans une fosse de cette dimension, mesurant chacun environ 4 x G pouces, faits en planches, un à chaque extrémité et un au centre. On pourvoit à ces ventiateurs en construisant le toit. Lorsqu’il fait ès froid, on dôit les boucher avee de vieux sacs ct les recouvrir de caisses vides. Dès « e les gelées commencent, on peut boucher Permanemment le ventilateur du centre. ‘ ne faut pas mettre de pommes de terre immédiatement sous les ventilateurs des extremités, car ces conduits ressuent ct les tubereules recevant l'eau qui en dégoutte pourrissent. On peut descendre un thermomètre de temps à autre dans ces ventilateurs Dour essayer Ja température. La température ne devrait pas tomber beaucoup audessous de 40° F., dans une fosse de ce genre. Il est bon de creuser un tunnel à un bout pour arriver aux pommes de terre au printemps. On fait ce tunnel aussi profond que la fosse, on le recouvre d’un toit comme la fosse ct on le tient rempli de fumier où de vicux sacs en hiver pour empêcher que la gelée n’y pénètre,
On trouvera des plans de Caveaux à racines bon marché dans la circulaire d’exposition n° 71, série des fermes expérimentales, “ Plan de caveau à racines pour l'Ouest
du Canada ” antes fourragères, raPpo. des
re d’un peu de foin pour
, et dans le rapport annuel du service des pl fermes expérimentales du Dominion, année 1914.