‹ L'arrachement complet du cuir chevelu (scalp) et de son traitement par les greffes de ThierschChapitre 43 sur 45 · SITE · texte numérisé non relu

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On enlève ainsi plusieurs bandelettes et on les reporte sur la plaie cranienne, la seconde greffe est établie à côté de la première, mais il faut que les greffes s’imbriquent les unes sur les autres.

« L’imbrication des greffes est absolument indis-

| pensable si l’on veut obtenir leur union sans cicatrice - apparente. Si l’on se contentait de placer les greffes les unes à côté des autres, bord contre bord, comme il est impossible d'obtenir l'affrontement régulier des bord dentelés,il en résulterait que l'union des greffes se ferait par des cordes cicatricielles du plus vilain aspect ; tandis que si les greffes sont imbriquées, la partie couvrante se morlifie en suivant exactement les dentelures du bord couvert et l’union

se fait suivant une ligne idéale (Juvara).

> Quelques auteurs (Gueillot), pour simplifier la

2 prise des lambeaux, font sur la peau qui va servir de greffe une pulvérisation de chlorure d’éthyle, en même temps anesthésique, le chlorure d'’éthyle rend la peau demi-rigide et facilite l’action du rasoir ; mais il faut que la pulvérisation soit légère ;

pour ne pas porter atteinte à la vitalité du lambeau.

En général,-on emploie l’anesthésie locale à la cocaïne, ou générale au chloroforme.

On panse la plaie du crâne avec un pansement

2 sec ou plutôt de minces lamelles d'étain ou en-

< core de petites bandelettes de gutta-percha laminées.

32 Cette méthode des grandes greffes dermo-épider-

miques préconisée pas Socin de Bâle vient d'être perfectionnée par M. le professeur Pierre Delbct :

Pansier 5

3 que je vous présente guéries montrent que ces ic LE

fes prennent sur l'os lui-même. Elles ont été appli- | ‘quées en bien des points directement sur le diploé, 2

après élimination de la table externe. On peut voir :

qu’ ‘elles sont. solides, puisque | la réparation est terminée chez l’une de mes malades depuis seize mois

et chez l'autre depuis plus de deux ans. On peut

même constater qu ‘il s’est formé au-dessous d'elle du tissu conjonctif assez souple, de telle sorte qu’ ac-

tuellement la cicatrice a une certaine mobilité sur le.

plan osseux. LFP

La méthode de Thie: sch est admirable et mérite : — d’être plus employée qu’elle ne l’est. Si dans bien des eas elle échoue ou ne donne que des résultats insuf- + fisants, c'est parce qu’on l’'emploie mal. Les condi- 2 tions du succès sont multiples et je ne puis les ana : lyser toutes. Il en est deux seulement sur lesquelles. à Je veux insister. SLA LEE FRS , Les greffes doivent chevaucher lé unes sur les a : tres, s’imbriquer comme les tuiles d'un toit. Ce ne : sont point des centres d'épidermisation comme les greffes de Reverdin. On n'obtient de beaux succès qu’à la condition de recouvrir parfaitement la plaie, quand on laisse entre les greffes des espaces cruentés, si étroits qu'ils soient, ils suintent. Ce suintement ramollit les greffes, les décolle et compro-

met le résultat.

Le second poiut très important, c’est de tailler les

greffes aussi larges et aussi longues que possible. On peut poser comme règle que les greffes dermoépidermiques prennent d'autant mieux que chacune d’elle est plus étendue. On fait souvent des greffes si petites qu'elles mériteraient plutôt le nom de Reverdin que celui de Thiersch. C’est une mauvaise pratique. La mosaïque doit être à larges pièces et celles-ci peuvent être relativement énormes. Chez une malade que j’ai présentée autrefois à l’Académie, j'ai réussi à tailler des greffes de plus de 40 centimètres de long. ; ’

J1 va de soi que la réparation de l’énorme plaie du scalp ne peut être faite en une séance. Non seulement la durée de l'opération ferait courir des risques aux malades, mais les conditions mécaniques seraient

mauvaises. Comme il faut bien que la tête prenne un point d'appui au moins pendant le sommeil, dans toute la zone exposée aux pressions, les greffes seraient déplacées par les frottements et ne pourraient prendre. Force est donc de faire plusieurs séances. J'en ai fait trois chez chacune de mes malades. Mais dans chaque séance, j'insisie encore sur ce point, bien loin de répartir irrégulièrement les greffes, j'ai réparé complètement un territoire déter- . miné. » (Traitement du scalp, par M.le professeur

Pierre Delbet.)

On a reproché aux cicatrices obtenues par les greffes de Thiersch d’être rétractiles. Cela dépend de 2 l’époque à laquelle les greffes ont été faites et de l'in- * fection antérieure de la plaie. Si on attend des mois

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