‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 111 sur 145 · I. Saint Joseph avocat des causes désespérées, p · texte numérisé non relu

I. Saint Joseph avocat des causes désespérées, p

3o2 L'Arsenal de la Dévotion

Le moment est venu de faire remarquer q-u'une forte dose de patience doit généralement se concilier avec l'usage des neuvaines.

« Si nous voulons être exaucés, dit le P. Huguet, nous ne devons pas nous en tenir à une seule neuvaine*. )>

Cet axiome veut être médité, car il contient en germe toute la théorie des neuvaines.

Si par une première vous n'avez pas réussi à être exaucé, vous en faites une seconde ; si la seconde ne suffit pas, vous en faites une troisième, et ainsi de suite ; ce qui peut vous mener très-loin, si vous êtes tenace, mais ce qui augmente en proportion les chances de réussite, puisque les faits souhaités se trouvent avoir un espace de temps d'autant plus large pour s'accomplir.

Quand le saint tarde à vous satisfaire, il est alors supposé « vouloir éprouver votre foi. »

« Il commença une neuvaine, mais il n'obtint aucun effet. Saint Ignace semblait éprouver la foi de son serviteur. Celui-ci persévère, continue une série de six neuvaines et finit par triompher de l'apparente résistance de son céleste protecteur *. »

Le petit volume sur le vénérable de la Salle signale une guérison subite après une dixième neuvaine :

tt Cette première neuvaine n'ayant produit aucun résultat, elle en ht plusieurs autres sans se décourager.

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