‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 110 sur 145 · Numéro du i5 novembre · texte numérisé non relu

Numéro du i5 novembre

2. Notice sur l'association en l'honneur de saint Joseph, établie canoniquement dans la chapelle de saint Joseph à Aizanville (Hautt;-Marnc), par l'abbé .l.-L. Roy. directeur de l'association., i872,in-32. Avec approbation de Mgr l'évêquc de Langrcs. P. 3 1 .

3oo L'Arsenal de la Dévotion

« A la fin delà neuvaine, la malade, qui avait perdu l'espoir de revenir à la vie, s'est trouvée beaucoup mieux, et, après quelques jours de convalescence, elle était guérie... Comme gage de reconnaissance à saint Joseph, elle me charge de vous envoyer cinq francs pour l'Œuvre. C'est peu... etc. » (P. 41.)

Autre :

a Amour et reconnaissance à notre bien-aimé père saint Joseph ! Oui, grâce aux prières de l'association, nos malades sont guéris. Je dépose aux pieds de saint Joseph mon humble offrande de vingt francs comme gage d'amour, de reconnaissance et d'abandon en sa sainte protection. Puisse ce bouquet lui être agréable et mériter à son zélé serviteur l'abondance des grâces de Dieu ! » (P. 43.}

L'abondance des grâces de Dieu pour vingt francs, ce ne serait pas cher.

Recommandation expresse. Une fois qu'une neuvaine est commencée, tâcher de ne jamais l'interrompre. Il pourrait vous en cuire.

« Une seule fois pendant cette neuvaine, dit l'auteur de la Vertu miraculeuse du cordon de saint Joseph^ l'enfant eut une seconde crise aussi violente que la première. Oétaitunjour où, par oubli, on avait manqué de faire la neuvaine. » (P. 14.)

Pour rendre éclatant le pouvoir de ceux dont ils préconisent la neuvaine, certains auteurs n'hésitent

Les Neuvaines 3oi

pas à élevencontre d'autres saints de malveillantes insinuations d'impuissance. C'est ainsi que, dans le petit volume de la collection Marne, consacré au vénérable de la Salle, nous voyons suivies d'effet plusieurs neuvaines au révérend père qui n'avaient pas abouti tant qu'on s'adressait à sainte Christine, à sainte Geneviève, à la Vraie Croix, voire même au Sacré-Cœur de Jésus et à la Vierge Marie. (PP. 91, i35, 147).

Un épileptique qui nous est présenté dans les Soirées des serviteurs de saint Joseph avait fait plusieurs neuvaines « à Notre-Dame de la Salette, à sainte Philomène, à saint Apollinaire, son patron, et il n'obtenait rien; mais il ne se découragea pas.

» Il disait avec une touchante simplicité : « Il y » a un saint duquel Dieu veut se servir pour me « guérir, mais je ne le connais point; il faut que je » le devine ; je prierai tant que je finirai bien par le » découvrir. » (P. 148.)

Le saint auquel il fallait s'adresser, le lecteur le devine, c'était saint Joseph.

En historien impartial, je dois consigner cette opinion du père Huguet d'après laquelle, quand une neuvaine à un saint ne réussit pas, c'est que ce saint tient à ce que la gloire en revienne à un autre.

a Notre-Dame du Sacré-Cœur elle-même, voulant laisser à son saint Epoux la gloire du succès, avait fait la sourde oreille quand on l'avait priée ^ »

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