‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 128 sur 145 · PAIN BÉNIT · texte numérisé non relu

PAIN BÉNIT

Le pain bénit, dont la nature semblerait limiter l'usage à un espace de temps fort restreint, jouit encore — même rassis — de vertus singulières.

L'auteur des Moines d'Occident nous montre un disciple de samt Columba parcourant avec du pain bénit tout un pays infesté par l'épidémie et guérissant hommes et bétes en leur faisant boire l'eau dans laquelle ce pain bénit avait trempé.

Le même pain lui sert encore à guérir « une sainte fille qui s'était cassé la cuisse en sortant de la messe ».

a Les effets du pain bénit sont énumérés, dit le père Huguef-, dans la formule de bénédiction : « Faites, » Seigneur, que tous ceux qui mangeront de ce pain » y trouvent la santé du corps et de l'âme et unpréserï) vatif contre les maladies et les pièges des ennemis, y)

Et il ajoute :

« Dieu s'' est plu souvent à manifester V efficacité de ce remède. «

11 est regrettable que le père Huguet n'en fournisse pas de plus nombreux exemples.

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