I. Le Chapelet de six di^^aines, autremctit dit de sainte
Cependant, il a été créé un moyen terme entre les deux chapelets. Celui de saint Dominique peut acquérir presque toutes les vertus du chapelet de sainte Brigitte, à condition qu'on le fasse brigitter. Je brigitte, tu brigittes... Il paraît que cela se conjugue '.
Le Chapelet des se^t Douleurs, \Ta^s,\r[é par les religieux servîtes, ne peut être béni que par eux. Il se compose de sept septaines d'Ave en l'honneur des sept douleurs de la Vierge, pratique précieuse à ce point que Jcsus-Christ daigna manifester lui-même à sainte Elisabeth, « qu'il avait promis'à sa mère bien-aimée de lui accorder sans réserve tout ce qu'elle pourrait demander en faveur des personnes qui pratiquent la dévotion de ses douleurs ^. » On ajoute trois Ave pour honorer les larmes de la sainte Vierge.
Le Chapelet des sept allégresses ou Couronne franciscaine paraît être une conciirrence directe des franciscains aux dominicains. L'origine légendaire en est ainsi racontée. Un jeune franciscain ne pouvant plus, pendant son noviciat, offrir des couronnes de roses à la Vierge, comme il en avait pris l'habitude, se désolait au point de vouloir quitter le cloître.
Brigitte. Notice, indulgences, méthode pratique, par l'abbé Girard. Paris, Haton, i87'''\ in-32, p. 33.
1 . De même qu'on brigitte les chapelets, on les rosarie à volonté ou on les apostolise. Un seul chapelet peut accumuler sur lui ces trois bénédictions différentes et participer ainsi à toutes les faveurs attachées à la possession des chapelets brigiitains, dominicains et apostoliques. Nous verrons plus loin ce que c'est qu'un chapelet apostolique.