Annaler, de Noire-Dame de Lourdes, t. II, p
11 y a neuf ans déjà que cette revue parait chaque mois pour enregistrer avec soin des faits coniine celui-ci :
« A Liège (Belgique), une mère de famille était à Tagonie, On lui donne quelques gouttes d'eau de Lourdes. Elle reste évanouie quatre ou cinq minutes ; puis elle demande ses habits, se lève et parcourt ses appartements, à la stupéfaction de ceux qui l'assistaient pour l'aider à mourir '. »
Il est à remarquer que l'eau miraculeuse paraît surtout souveraine pour les maladies d'yeux : les cures de ce genre abondent. Mais qu'est-ce qu'une femme à qui une compresse d'eau de Lourdes rend la vue auprès d'une agonisante qui, pour en avoir bu quelques gouttes, se prend à courir à travers ses appartements!
En guise de repoussoir, les narrateurs de cures manquent rarement de mettre en scène un médecin qui, avant la guérison, déclare la maladie désespérée, et qui, après, reste piteusement confondu. Le fait est que les marchands d'eaux pieuses doivent tenir la Faculté en bien grande pitié.
A ceux qui ne feraient pas assez fi des médecins, les Annales se chargent d'ailleurs d'enseigner, par de piquants exemples, le mépris dans lequel il est sage de les tenir.
Une mère dont l'enfant est frappé d"ophtalmie reçoit du médecin une ordonnance. Elle allume son feu avec