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I. Vertu miraculeuse de la médaille de saint Josevh, p

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« En se mettant au lit, elle se sent tout à coup inspirée de prendre la médaille de saint Joseph et de la promener le long' de sa jambe. A peine a-t-elle fini qu'elle s'endort; son sommeil se prolonge toute la nuit, et, le matin arrivé, elle se lève sans l'aide de personne. A l'étonnement général de toute la communauté, elle vient à la chapelle déposer ses béquilles aux pieds de saint Joseph : elle était complètement et radicalement guérie. » (P. 3o.)

Autre manière fort curieuse de se servir d'une médaille de saint Joseph.

La supérieure d'un couvent d'Ursulines, se trouvant à toute extrémité, va prendre un bain... Mais je ne résiste pas au désir de faire savoir d'abord comment cette supérieure se trouve si bas.

a Les médecins, dit le narrateur, voulaient la soumettre à une opération qui eût été très pénible ; elle consulta quelques ecclésiastiques éclairés qui décidèrent que, dans sa position, elle n'était pas obligée de s'y soumettre ; elle se résigna alors à mourir.. etc. * »

Ne gâtons cette belle citation par aucun commentaire, et arrivons au bain que la supérieure se décide enfin à prendre. Concurremment avec ce bain, les religieuses imaginent de recourir à une médaille de

I. Saint Joseph, avocat des causes désespérées, nouvelles relations des faveurs r,pirituelles et temporelles obtenues par la toute-puissante médiation de ce glorieux patriarche, par le R. P. Huguet. Paris, Palmé, 1874, in-18, p. 179.

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saint Joseph; seulement elles ne se contentent pas de pendre cette médaille au cou de la malade; elles commencent par la promener sur l'eau, en y traçant le nom prestigieux de Joseph. Inspiration merveilleuse, car la supérieure, tellement faible au moment où on la plongeait dans le bain « qu'on craignait qu'elle n'expirât », en sort quelques instants après « parfaitement guérie, sans même éprouver cette faiblesse, suite ordinaire des grandes maladies «.

Quand nous aurons ajouté que le bain sauveur avait été ordonné par le médecin qui soignait la malade le récit sera complet.

On ne jugera peut-être jamais aussi bien que dans le cas suivant tout ce qu'un saint, si glorieux qu'il soit, peut devoir à un infime médecin.

Un individu se rend en Allemagne pour se faire opérer de la cataracte. Il est probable qu'il n'entreprendrait pas le voyage si ce n'était pour aller trouver quelque spécialiste fameux. Toutefois, avant de partir, il a soin d'implorer saint Joseph :

« Son épouse, femme pleine de foi et de confiance, lui attache à ses habits deux médailles de saint Joseph et promet à ce bon père, s'il veut lui être propice, de faire inscrire sur le Propagateur la guérison de son mari. Sa confiance n'a pas été vaine; notre bon protecteur a entendu sa prière. A peine le médecin a-t-il opéré que le patient, transporté de bonheur et de reconnaissance, saisit les deux images qu'il porte et lit la prière qui se trouve inscrite derrière. Depuis quinze

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ans il ne pouvait lire. Gloire donc à notre bon père saint Joseph / » *

Eh bien, et le médecin? Sans être trop exigeant, il pourrait bien réclamer une part de reconnaissance.

Mais il n'est même pas besoin, pour que la médaille de saint Joseph opère, qu'on se l'applique volontairement. Pour peu qu'un ami coçi plaisant la glisse à 'votre insu dans la doublure de votre. paletot ou entre deux de vos matelas, vous en pouvez ressentir aussi bien les effets. Glissée ainsi subrepticement, elle est souveraine pour les conversions.

Une mère, très affligée de l'inconduite de son fils, ne sait comment le ramener dans la bonne voie. Exhortations, larmes, prières sont inutiles. Elle confie son chagrin à une amie. Celle-ci, fervente de saint Joseph, lui donne une médaille, en l'invitant à la coudre secrètement dans les habits du jeune homme. Aussitôt dit, aussitôt fait : la pieuse médaille n'est pas plus tôt dans la doublure de cet ami du plaisir qu'elle le ramène « soudainement » à la vertu, au milieu des larmes de joie de sa mère ^.

« On sait, dit le père Huguet, combien la conversion des pécheurs endurcis est difficile à l'heure décisive de la mort. Le démon redouble alors ses efforts, afin de ne pas perdre sa proie et de saisir ces pauvres âmes au passage du temps à l'éternité ; mais rien n'est impossible à saint Joseph, l'avocat des moribonds. »

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