‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 60 sur 145 · Origine et effets admirables, p · texte numérisé non relu

Origine et effets admirables, p

i8o V Arsenal de la Dévotion

.« En 1 840, le conseil municipal de la ville de S. . ., songeant à donner de l'élargissement à une voie publique, qui d'ailleurs satisfaisait parfaitement déjà aux besoins de la circulation, décida que Ton prendrait une partie notable d'une église dédiée à la sainte Vierge et pèlerinage fréquenté... Un voyageur, témoin de cette triste profanation, propose d'attacher la médaille de saint Benoît au pied de la statue de la madone, que l'on avait reléguée provisoirement dans la partie conservée de l'Eglise. Peu de jours après, Vingénieur qui avait eu la triste pensée de mutiler la maison de Dieu est enlevé par une maladie subite ^ . n

Autant la médaille de saint Benoît est dure au pauvre ingénieur qui s'avise, pour un travail de voirie, de rogner une chapelle, autant elle est une source d'agréments pour quiconque la porte dévotement. Celui qui se la pend au cou peut impunément dégringoler sur les reins un éi.agc et demi, être précipité de cheval, foulé aux pieds, tomber d'une roche à pic de trente pieds, prendre dans la main les serpents les plus venimeux. S'il traverse a mitraille, elle ne l'effleurer? même pas ; s'il glisse sur les rails pendant la marche d'un train, tout au plus risque-t-il de se voir trancher la semelle de ses chaussures ^.

En somme, ne Jamais voyager sans une médaille de saint Benoît.

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