Dom Guéranger, p
2. Origine et effets admirables, pp. 52, 56,99, 62,59, 107, ic2.
Les Médailles i8i
« Près d'Ecommoy, sur la route du Mans à Tours, deux chevaux attelés à une diligence s'arrêtent tout à coup au milieu d'une pente très roide et se mettent à reculer avec une rapidité effrayante. Deux des voyageurs du coupé ouvrent la portière et s'élancent sur la route ; le troisième, au lieu de descendre de la voiture, prend entre ses mains une médaille de saint Benoît qu'il avait sur lui ; soudain la diligence s'arrête immobile, et les chevaux, qui s'étaient jetés de côté, reprennent doucement le milieu de la route '. »
Rien de tel qu'une médaille de saint Benoît pour faire avancer un cheval qui s'y refuse, autrement dit qui se prête aux facéties du Malin,
0 Durant l'hiver de i858 à iSSg, une personne se trouvait un matin à l'entrée de la rue Miromesnil, à* Paris. La foule des passants, arrêtée sur le trottoir en face de cette rue, appela son attention sur un palefrenier dont le cheval refusait obstinément de marcher. Le particulier dont nous parlons fit halte lui-même quelques instants pour se rendre compte de ce qui se passait. Lorsqu'il eut vu le jockey, a bout de patience, demander et prendre en selle un verre de vin, comme pour se donner contenance et aussi un peu de courage, l'animal persistant à ne pas vouloir bouger de place, il conclut que Satan pouvait y être pour quelque chose, et il s'ernpressa de s'en assurer au moyen de la médaille de saint Benoît. A peine la formule conjuraiive cut~