I. Vertu miraculeuse du cordon de saint Joseph, p
Les Cordons 2i3
» A quelque temps delà, Joseph Genoud était occupé à faucher un pré lorsqu'un gros serpent se dressa tout à coup contre sa jambe ; mais, ayant rencontré le cordon dont elle était encore entourée, le reptile se retira sans faire aucun mal au protégé de saint Joseph '. »
Voilà donc un moyen constaté de se mettre à l'abri des morsures de reptiles: s'entourer chaque membre d'un cordon de saint Joseph.
Une femme, qui s'est guéri la jambe de la même façon que le sieur Genoud, s'écrie dans son enthousiasme :
« Voilà, mon révérend père, le bienfait merveilleux
accordé par saint Joseph à la confiance qu'on à en lui, à la prière qu'on lui a faite et surtout à la vertu du cordon bénit. Inutile de vous dire que cette dévotion, auparavant tout à fait inconnue, s'est tout de suite accréditée dans la petite localité où s'est passé le prodige. Trois douzaines de ces cordons bénits ont été vite distribuées -. »
Trois douzaines ce n'est guère, quand on sait tous les cas dans lesquels le cordon peut être appliqué. Il guérit l'épilepsie aussi sûrement que la maladie de poitrine ; il enlève la fièvre comme avec la main:
« Un ouvrier et une jeune personne qui étaient depuis longtemps dans l'impossibilité de travailler, à cause d'une fièvre qui leur ôtait toute force et tout