‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 69 sur 145 · id., p · texte numérisé non relu

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3. Notice sur l'archiconfrérie du cordon dç saint Joseph, p. 34.

lade. Les instances de son épouse pour le décider à recevoir les sacrements furent inutiles; elle n'osait plus. lui en parler; mais, fervente fille de saint Joseph, sa piété la rendit industrieuse. Elle vint me parler, me fit bénir un cordon et le donna adroitement au malade, •sans qu'il s'en aperçût, c'est-à-dire que, comme on lui mettait des cataplasmes de lin sur la poitrine, elle se servit du cordon pour les fixer *. »

Résultat de cette fixation du cataplasme par un cordon de saint Joseph : une conversion.

Nous voyions tout à l'heure une malade à laquelle on mettait le cordon au cou. Une autre, dont on attendait « la mort prochaine », comme toujours, s'en applique avec succès un sur chaque bras en manière de Rigollot. 11 y a des variantes, on le voit, dans la manière de le poser. En cas de maux de jambes, ne pas hésiter à en entourer le membre malade :

« Joseph Genoud avait une jambe prodigieusement enflée et toute bleue : ce pauvre malheureux voyant qu'aucun remède ne pouvait le guérir, appréhendait d'être estropié pour le reste de ses jours. Sa femme, excellente chrétienne et pleine de confiance en notre glorieux patriarche, lui procura un cordon bénit, et, l'ayant placé autour de la jambe de son mari, elle conjura saint Joseph de le délivrer de son infirmité. Sa confiance ne fut pas déçue : peu de jours après, son mari se trouva parfaitement guéri.

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