I. Nouveau mois de mars en traits inédits, p. i
224 VArscnal de la Dévotion
A défaut d'une statuette, la dimension de l'objet n'étant pour rien dans l'affaire, vous saisiriez une statue à bras-le-corps et vous en bassineriez la partie malade, que l'effet serait le même.
Un enfant est atteint d'épilepsie.
« Il se couche enfin ; mais, au bout de quelques minutes, mêmes convulsions que la veille. Une idée me vient : vite je vole à la statue de saint Joseph, je la pose sur son corps pendant que la crise durait et je m'écrie pleine d'espoir et de confiance : « Bon saint » Joseph, guérissez mon enfant!... » Ces crises ont duré quatre mois de suite : même souffrance du côté de l'enfant; même chagrin, même confiance du côté de la mère; et chaque soir, au premier cri de l'enfant, je saisissais de nouveau la statue du bon saint Joseph, de ce grand consolateur des désespérés, et certes ce n'a pas été en vain; car, depuis ce temps-là, voilà plus de dix mois, mon cher enfant n'a jamais ressenti aucun symptôme de cette triste maladie ^. »
L'influence des statues de saints sur les localités où on les élève paraît indiscutable. Les Annales de la Salette se plaisent à signaler les précieuses faveurs obtenues en maint endroit dès qu'un groupe de l'apparition y est installé.
Et le fait ne se produit pas uniquement dans les lieux consacrés. Une statue placée tout prosaïquement dans une boutique y attire les chalands et
I , Saint Joseph avocat des causes désespérées, p. SSg.
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met le boutiquier ù l'abri des embarras d'argent.
« En commençant, elle a mis son négoce sous le patronage de saint Joseph et a placé dans sa boutique une statue du saint. Tout a marché au delà de ses espérances. Souvent elle a eu de grands payements à faire et les fonds manquaient : elle recourait alors à saint Joseph, et saint Joseph faisait arriver l'argent, et, d'une manière ou de l'autre, elle se trouvait toujours à même de satisfaire à ses engagements. Bienheureux ceux qui remettent dans les mains d'un patron si puissant et si bon toutes leurs affaires ' ! »
Les volumes prônant la dévotion à saint Joseph fourmillent d'exemples de protection de cette nature. Certaines communautés religieuses font ainsi du bienheureux, représenté par sa statue, leur pourvoyeur ordinaire.
L'auteur de Saint Joseph avocat des causes désespérées nous donne, sur la manière d'implorer le saint en pareil cas, des renseignements fort curieux ;
« Quand les petites sœurs des pauvres ont besoin de quelque objet, voici comment elles s'y prennent pour l'obtenir de saint Joseph, leur protecteur :
» Elles mettent ù ses pieds un objet analogue à celui qu'elles désirent : bois, grain, linge, fruits, etc. — En 1866, à la maison de Poitiers, la vache, la précieuse nourrice des vieux habitués de l'asile, vient à périr, et