DÉDICACE
Pour célébrer Royer-Collard y La vérité siiffît y il nest pas besoin d'art.
Probité d' Aristide en tous lieuæ qu'on renomme ? Talent de V orateur d' Athènes et de Rome y Sagesse de Platon y vertu de ce grand homme Lieu de la Grèce antique : avec de tels attraits y L'ami de ce Camille* y objet de nos regrets y Marche moderne roi des orateurs français.
Admirable en sa vie et privée et publique y
Son âme stoïque y
* M. Camille-Jordan.
ij DÉDICACE.
Inaccessible à Plutus à ses dons ^
Sait encore > étrangère aux bassesses *
D'un ministre puissant rejeter les caresses > Pratiquer les sévères leçons Qu en la chaire du docte , au haut de la- tribune 9 Sa voix proclame et que rien ri importune*
Cher à la France > à ses Rois %
Chef d’une sage doctrine Qui dans le bien public puise son origine s Royer-Collard vertueux champenois
Qu’il m’est permis de connaître >
Tous deux de dtry -le- François >
Meme sol nous a vus naître j
* Extrait du British-Press , journal anglais , du 7 octobre 1824.
* — Une lettre de Paris , du 4 octobre , porte ce qui suit: « Le lever d’hier v dimanche a été très-brillant et très-nombreux. 11 y avait beaucoup de membres 7> de l’opposition des deux chambres. Le Roi a parlé pendant plusieurs minutes , » de la maniéré la plus affable , à M. Royer-Collard. Lorsqu'il fut sorti , le Roi v demanda à M. de Talleyrand quel était le député avec qui il s’était entre- » tenu : Sire , lui dit M. de Talleyrand , c’est M. Royer-Collard. Pourquoi ne » m’avez-vous pas dit cela plutôt , répliqua le Roi , je lui aurais fait un bien j) meilleur accueil? Je croyais , reprit M. de Talleyrand , que Votre Majesté » l’avait reconnu ; mais Votre Majesté veut-elle me permettre de lui faire ■» connaître par écrit les paroles obligeantes dont elle vient de se servir a son égard ? Oui , certainement , dit le Roi ; écrivez-lui ce que je viens de vous » dire , et ajo-utez-y l’expression des sentiments d’estime et d’affection que j’ai » pour lui. — Fùen 11’est au-dessus de la popularité du Roi et du Dauphin-. »
DÉDICACE. îij
Même école > après vous 9 instruisit Celui qui sur Arsène et soupire et gémit.
Digne oracle de la patrie f Fils chéri de Polymnie ,
Philosophe profond > véridique génie ,
J’ai fait V Ar s énêiade et je vous la dédie :
Heureuæ > si noblement inspiré Par l’air que vous avez respiré F dus daignez lui prêter f de vos bienfaits j’abuse J F otre nom protecteur !
Mais je trouve mon eæcuse ,
Sinon dans ma muse ^
Au moins dans mon cœur .