‹ L'Arsénéiade, poëme en trois chantsChapitre 2 sur 7 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

En ne faisant paraître qu’une Elégie , j’avoue que j’ai confiance. Deux auteurs fameux semblent , l’un m’autoriser à n’entreprendre qu’un petit Poëme , l’autre m’excuser si je n’ai pas bien fait.

M. de Fénelon écrivait de Cambrai, le 4 mai 1714? à un Membre de l’Académie , dans sa Lettre sur les Anciens et les Modernes :

« Je suis d’autant plus touché de ce que nous avons » d’exquis dans notre Langue , qu’elle n’est ni harmo-

nieuse , ni variée , ni libre , ni hardie , ni propre à » donner de l’essor , et que notre scrupuleuse versification. » rend les beaux vers presque impossibles dans un long » ouvrage. »

Voici mon autorisation.

Phèdre disait à Parti culon , dans l’Epilogue du quatrième livre de ses Fables :

« Si non ingenium y certe brevitatem adproba 9 » Quœ commendari tanto debet justiàs ,

» Quanto poetœ sunt moles ti validais. »

Voilà mon excuse»

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