‹ L'Art a l'Exposition universelle de 1900Chapitre 5 sur 101 · I- 'EX P 0 S I ï 1 0 \ li V. T R 0 SP E < : T 1 V E · texte numérisé non relu

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leur polychromie. L'étui de cuir gravé qui les contenait, et qui les accompagne encore, porte les armes de Philippe le Bon, duc de Bourgogne.

Avec la Renaissance, l'art des ivoiriers Commence véritablement à décliner ; les ivoires religieux deviennent rares : quelques baisers de paix, tels que ceux de la collection Cardon, de Bruxelles, el du musée de Saint-Omer ; quelques figures isolées, telles que ces vierges des cathédrales d'Auxerre, deCambrai ou de Chartres. L'adresse des ouvriers esl encore bien surprenante el se maintiendra aux siècles suivants, aux

Fond de plat, xiv siècle v.i Vgcnj.

XVII0 et xvme siècles, dans tous ces petits objets d'usage, poires à poudre (celles des musées de Roanne el de Clermont-Ferrand), clans ces râpes à tabac (celle du musée de Chartres) ; une pièce célèbre, el du goût le plus exquis, esl ce couteau et sa gaine, dits de Diane de Poitiers. Il est passé des collections Debruge Duménil, puis Spitzer, dans la collection Campe, d'Hambourg. Le manche est fait d'une statuette d'homme vêtu à l'antique : la gaine, en ivoire, porte en relief Vénus et l'Amour, Junon et Minerve, et au revers une figure de la Prudence assise, tenant un miroir.

Citons enfin, comme une des dernières pièces intéressantes, un haut relief du xviie siècle, représentant le martyre de saint Barthélémy, signé Jacobus Agnellus Caluendis 1636, qui appartient au musée d'Albi, et un Calvaire considérable, offrant six ou huit ligures, attribué à Jailliot.

LA CERAMIQUE

Fond de put, xi\« siècle (musée d'Agen).

Ce sonl des collections provinciales qui ont permis de réunir l'importante série des poteries gallo-romaines, lesquelles n'ofl'rent aucune originalité el ne sonl que la continuation des formes et de la technique des céramistes antiques. Des fouilles opérées un peu partout dans le sol de la France ont ramené à la lumière une énorme quantité de

ces produits, qui ne le cèdent en rien, au point de v 1rs

galbes, de la qualité fine et pure de la terre, de la délicatesse élégante des ornements, aux plus belles pièces retrouvées en Italie.

La collection de M. Plie-

queest forméed'objets provenant des fouilles faites a Lezoux, dans le Puy-de- Dôme, Un monument considérable el complet est un grand vase en terre vernissée rouge décoré en légers reliefs de scènes de combats et de belluaires. 11 est. d'une forme harmonieuse et la décoration en est 1res fine. De

Y ISE,

M\° SIECLE (musée ,1c Cahors .

nombreux fragments de la même collection, ainsi que de relies de MM. Morel. de Reims, et PrOtat, de

Màcon, offrent des détails pleins de vivacité et d'expression, un coq, une colombe, un lévrier, un sanglier chargeant, rendus avec un souci très réel de la vérité. Le musée de Reims a prêté un petit vas.' tout à fait charmant, dont la panse est décorée d'une frise d'arabesques nerveuses.

Les archéologues et ceux qui s'occupent de céramique, à un point de vue technique ou historique, trouveront un vif intérêt à étudier la vitrine des poteries archaïques et des carreaux de pavement de .mire La série en est des plus complètes, composée en majeure partie de

Carreau do chate lu

i>e Plessis-Grimodlt, xv siècle

(musée de Vire).

moven âge.

Groupe df. bacch

\NTES (collection de M. le comle Moïse de Camondo).

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