O printemps, jeunesse de l’année
O jeunesse printemps de la vie ! »
Le premier vers est de Pétrarque, le second a été ajouté, comme on sait, au bas de la page par Victor Hugo, dans la maison même de Pétrarque, près de Padoue.
LE PEINTURE
des choses ont, même à ciel ouvert, leurs droits ; et la raison a les siens.
S’il est impossible de nier que le caprice pittoresque, et un petit brin de mode aussi, n’aient usurpé assez de place aux compositions de longue baleine, sagement méditées et nourries de la moelle de l’histoire, il y a un autre fait, et celui-ci par bonheur est de nature à nous consoler, qui ressortait de l’ensemble de l’exposition italienne. De même qu’en toute autre branche de l’activité humaine, dans l’art aussi, dans la peinture surtout, l’Italie nouvelle se cherche constamment, anxieusement elle-même. Que de fois n’a-t-on pas dit que la rénovation matérielle et morale d’un pays doit commencer par la conscience limpide de son être, par le précepte delphique yvw01 «auxov! Que de fois n’a-t-on pas souhaité qu’au lieu de se livrer aux synthèses prématurées et aux inductions téméraires, on s’appliquât patiemment à recueillir les témoignages des faits, à reconnaître les conditions sociales, le caractère, la physionomie de chaque contrée ! Dans cette grande patrie si longtemps divisée, ses régions les plus éloignées ont bien toujours instinctivement soupiré après leur réunion, comme soupirent après les noces les palmes éloignées, nutant ad mntua palmæ fondera ■ 1 ; mais, comme celles-ci encore, elles se sont plutôt aimées que connues. Or, cette enquête qu’on a laborieusement entreprise et qu’on poursuit