‹ L'art à Paris (volume 3)Chapitre 16 sur 52 · Du principe de l'art · texte numérisé non relu

Du principe de l'art

de l'art. Loin de là. Ce fut au contraire une réaction fort naturelle et rien moins qu'inutile contre les maniéristes et les scolastiques de la décadence, que cette revanche accordée d'abord à toutes les rudesses, plus tard à toutes les méticulosités du vrai. Mais ceux qui voudraient en faire un exemple nouveau et un principe, comme dit M. Proudhon, de pédagogie sociale toute moderne, oublieraient que c'est justement dans le vrai, dans l'étude immédiate, sincère, constante du vrai, que notre Renaissance italienne avait trouvé son point de départ et d'appui ; que c'est de là que l'art du quatorzième siècle avait pris son élan pour sortir avec une rapidité prodigieuse de ses langes et de ses incunables, et, tout en restant dans la simplicité et dans la naïveté, toucher à l'apogée de la puissance, au siècle suivant.

Il y a en outre ceci à noter chez nous, c'est que nos peintres du quatorzième siècle cherchent toujours dans le vrai un sentiment, une idée, cette mentem, qui, suivant le mot d'un ancien penseur, est ce qu'il y a de mieux dans l'homme, qnod est in homine divinius l : tandis que des Hollandais novateurs (et je dis des novateurs, car depuis Van Schoreel jusqu'à Heemskerk et à Honthorst, quelques-uns suivirent plus ou moins nos traces), des Hollandais novateurs un seul, Rembrandt, en cherchant avec une exégèse nouvelle le tableau religieux, se heurta au drame humain. Il

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