‹ L'art à Paris (volume 3)Chapitre 37 sur 52 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Sous le crépuscule et le hâle Le paysan deux fois bruni, Baignant son front dans le ciel pâle, S'en revient, le travail fini.

Sa compagne est robusle et sûre Et les enfants sont bien portants ; L'âge vient : que peut sa morsure Près de l'enfance, gai printemps ?

Tel il marche par habitude, Tel il ira jusqu'au tombeau :

Content si, par son labeur rude, Les blés sont lourds et l'orbe beau l.

Et vous n'avez qu'à comparer tout cela avec les bergeries rimées ou peintes de Florian ou de Boucher, ou même avec les géorgiques virgiliennes de Léopold Robert et de l'abbé Delille, pour avoir une idée du chemin que l'art a parcouru.

Parallèlement à cette rénovation de la peinture champêtre procède la transformation de la peinture de paysage, dont je ne saurais me passer de dire un mot, avant de quitter Fart français. Je ne parlerai point des animaliers, l'Exposition n'avait que quelques toiles de M. Van Marke, et l'absence de MUe Rosa Bonheur était universellement regrettée. Je ne dirai rien non plus des peintres de nature morte, et je me bornerai à remarquer que les deux différentes familles de talents qui, aux siècles passés, ont rivalisé de mérite dans cette province de l'art, ne sont pas sans avoir laissé en France de fort dignes héritiers et continuateurs. Pour ma part, j'appellerais volontiers Van Aalst et les deux

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