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PROJET DE PENDULE

FAC-SIMILÉ d'un dessin DE MEtSSONHIER

(Collection Je M. Lesoufaclier. )

partie du règne, \e panier proteste; il se maintient jusqu'au jour où l'autorité de Voltaire, la volonté de Lekain et Texemple de M"^ Clairon viennent à bout de son étrange envergure ; car c'est au théâtre que ce monde d'aimables comédiennes corrige son goût et va chercher la mode.

Dans le costume des hommes il s'est opéré une transformation analogue. La perruque a ployé ses ailes et le chapeau retrousse ses bords. A peine posé sur le sommet de la tête, il mérite le sobriquet de lampion, dont il est baptisé, pendant que la perruque, réduite, amoindrie, diminuée, renonçant même à ses cadenettes, consent à se laisser emprisonner dans une bourse, ou ligoter sous forme de catogan ou de queue.

Le justaucorps, qui a perdu son ampleur, mérite désormais son nom et le quitte cependant pour prendre celui d'habit. Le gilet, qui s'allonge sous le nom de veste, donne au corps un aspect élancé. La culotte et le bas de soie tiré dépouillent cette profusion de rubans et de dentelles qui, en garnissant le mollet, augmentaient le volume de la jambe et communiquaient à toute la personne un caractère de solidité, que remplace dorénavant la grâce sautillante.

Il n'est pas jusqu'au manteau qui n'abandonne son ampleur classique. Il cède la place à la redingote importée d'Angleterre', et celle-ci substitue sa plastique collante aux vastes plis que son prédécesseur drapait autour du corps.

Constatons encore que les couleurs se sont mises à l'unisson. La soie se substitue au drap et le satin au velours, non pas le satin noir, — cette couleur commence à être réservée pour la cérémonie, — mais le satin gai de nuance, clair de ton, apprêté, moucheté, semé de fleurs voyantes, parfois même pailleté.

Ainsi vêtu, attifé de la sorte, le gentilhomme, léger, gracieux,

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