FIG. 58. — PIERRE TUMULAIRE
Dans l'église de Villedieu, (Auvergne).
supérieure, il ne se laisse pas convaincre par l'exemple qu'il a sous les yeux. Le manque d'équilibre persiste sans que le disparate produit l'émeuve, le déroute ou le trouble. Les longues et hiératiques mosaïques de Saint- Marc ne parviennent point à éclairer le barbare sculpteur qui fouille les colonnes du maîtreautel, et les hydrocéphales qu'enfante son ciseau primitif jurent avec les maigres figures de la voûte.
Ajoutez que ce manque d'équilibre se proportionne et se gradue. A mesure que, dans son éclosion artistique, la race approche de la perfection, les proportions se rapprochent de la nature ; à mesure qu'elle s'en éloigne, les proportions s'en éloignent également et les « parties expressives » se développent aux dépens des autres. Les diverses métopes du temple de Sélinonte ne présentent pas, entre elles, cinquante ans d'intervalle, et marquent une de ces curieuses transformations. A peine la grandeur romaine a-t-elle commencé à décliner que la décadence mlkuSTa";; s'affirme, dans les bas-reliefs, par un
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ciana, à Venise