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PÉRIODE DE RÉFLEXION OU DÉCADENCE

iNsi rhomme, c'est-à-dire la nation, le peuple, la race, a accompli la plus belle phase de son évolution. A mesure que le temps a marché, le goût s'est développé, l'intelligence a gagné du terrain; WêM'M^sH ^^L ^t, pendant que les influences jjm^.pMJi. ^^^^^ physiques voyaient diminuer leur

empire, l'esprit créateur, animant la matière, a étendu partout sa féconde domination. L'harmonie s'est faite. L'Art a substitué au contraste qui brusque les sensations la gradation qui les apaise, et, grâce à la pureté, à l'élégance, à la noblesse de la forme, le génie humain sait désormais produire de grands effets avec des moyens restreints, alors

ne. 16. — EMAIL DE LIMOGES.

Musée de Cluny (n" 1043) xvi' siècle.

qu'autrefois il lui fallait des efforts immenses pour n'arriver qu'à des résultats limités.

En même temps, il s'est débarrassé de ces complications et de ces entraves volontaires qui, dans le principe, lui avaient semblé les conditions essentielles du Beau. La régularité absolue, l'implacable symétrie, l'inévitable alternance, ces bases indispensables, ces points de départ forcés de l'ornementation géométrique, qui avaient coutume de s'imposer à lui et de peser sur ses œuvres, ne sont plus à ses yeux que d'ingénieux auxiliaires qu'il appelle à son secours, et non plus des règles étroites dans lesquelles il s'enferme, une obligation supérieure, fatale, dont il n'ose s'affranchir.

Désormais, tout dans ses oeuvres se rapproche de la simplicité, de cette unité que, suivant une spirituelle et profonde remarque de M. Renan', on doit bien se garder de placera l'origine des choses, mais qu'il faut au contraire toujours envisager comme le résultat lent et tardif d'une civilisation à son apogée. Et en s'unifiant, en se simplifiant, l'Art a encore grandi, car l'unité est le principe le plus efficace de la grandeur.

Mais la période généreuse va bientôt prendre fin. Elle a eu son point culminant. De vastes génies ont illuminé ses sommets, éclairant l'humanité des rayons de leur gloire, et déjà la décadence commence à se faire sentir.

La grande époque a puisé sur son propre fonds. Elle a mêlé dans une juste proportion les règles acquises, les principes admis, l'inspiration personnelle et le culte de la nature. C'est dans cette heureuse combinaison d'éléments précieux qu'elle a trouvé sa puissante originalité. Mettant en chacune de ses œuvres une parcelle d'elle-même, elle leur a communiqué à toutes un charme inexprimable. Atténuant ou exagérant ses

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