‹ L'art à travers les mœursChapitre 118 sur 171 · FIG. 162. — PORTR.\IT DE FRANÇOIS I · texte numérisé non relu

FIG. 162. — PORTR.\IT DE FRANÇOIS I

Médaillon en cire colorée. (Musée de Cluny.)

relative. Elle ne connaît, en effet, ni les hésitations du début ni les difficultés du premier âge. Elle hérite de cette habileté d’exécution, de cette sûreté d’œil, de cette netteté de discernement qui semblaient, à la chute de l’empire gallo-romain, perdues à jamais, et que six 'siècles de progrès continus, d’études incessantes et de patient labeur avaient fini par reconstituer.

Donc point d’enfantements douloureux, mais seulement les joies de la récolte. Tous les fruits lui sont bons, elle les cueille sans fausse honte et profite sans remords des efforts accomplis.

Ses architectes, Martin Chambiges, le vieux maître de Beauvais, Pierre Trinqueau, l’architecte de Chambord, Pierre Lescot, Jean Bullant, Philibert Delorme, s’inspirent de l’incomparable habileté et de la superbe audace des constructeurs du siècle pré-

Kl G. ]G3. — CORBEILLE POLYCHROME. Par Bernard Palissy. (Musée de Cluny.)

cèdent h Ses sculpteurs, les Pierre Bontemps, les Jean Goujon, les Roussel, les Germain Pilon, ont été élevés à une école où le faire est large, puissant, simple et sans effort. L’art si français de l’émailleur est à peine débarrassé de ses entraves cloisonnées que, sous la brosse délicate des Raymond, des Courtoys, des Pénicaud, des Limosin, des Nouailher, véritables dynasties d’artistes incomparables, il atteint à une inimitable perfection.

I. Voir : les Grands architectes français de la Renaissance, par Adolphe Berty.

La faïence stannifère est à peine découverte que, sous Téhauchoir des Délia Robia, elle s’élève aux plus hauts sommets, tandis qu’entre les mains du faïencier d’Oiron elle enfante des merveilles de grâce, et que Palissy rêve pour elle de monumen-

Page 1