‹ L'art à travers les mœursChapitre 119 sur 171 · PIG. 164. — LA VIERGE AUX ANGES · texte numérisé non relu

PIG. 164. — LA VIERGE AUX ANGES

Pièce céramique par P. Délia Robia. (Musée de Cluny.)

taies destinées h Enfin les métaux, l’or, l’argent, le fer n"ont plus de secrets pour ceux qui les travaillent. Le ciselet du graveur a dompté le bois et l’ivoire; les pierres dures elles-mêmes n’osent plus résister au burin.

Tels sont les moyens mis en action par l’art nouveau qui se lève, et qui lui permettent d’atteindre sans effort à son idéal.

I. Voir : Devis d'une grotte pour la royne mère du roy, dans les Œuvres complètes de Bernard Palissy.

MOBILIER DU XVP SIECLE CK^-mbrr Renaissance du Musee de Clu

castel, pendant que l’étude des lettres lui ouvre les intelligences.

En même temps on renonce à ce développement singulier en hauteur, qui est comme l'estampille de l’époque précédente. Les lignes horizontales reprennent le dessus, s’étendent, se développent. Le plein-cintre romain remplace l’ogive mystique, tandis que l’esprit d’analyse, de recherche et de discussion balaye, de son souffle puissant, les superstitieuses aspirations des siècles écoulés.

Désormais, le temps n’est plus où un gentilhomme italien pouvait dire de la Noblesse « qu’elle ne connaît d’autre mérite que celui des armes, qu’elle ne fait aucun cas du reste; de telle façon que non seulement elle n’estime pas les lettres, mais encore les abhorre, et tient les lettrés pour les plus vils hommes qui soient au monde. » Ce ne sont plus de pauvres hères, en effet, comme les ménestrels et les trouvères, des bohèmes comme Villon, des vilains comme Gringoire, qui sont chargés des doux soins de la poésie. Les nobles seigneurs et les belles dames, les gentilshommes et les princesses, enrichissent la littérature de leurs doux chants d’amour, et la qualité de poète

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