FIG. "7 6. — ÉMAIL DE LIMOGES
Musée de Cluny (n® 1043) xv!** siècle.
qu’autrefois il lui fallait des elîbrts immenses pour n’arriver qu’à des résultats limités.
En même temps, il s'est débarra.ssé de ces complications et de ces entraves volontaires qui, dans le principe, lui avaient semblé les conditions essentielles du Beau. La régularité absolue, l’implacable symétrie, l’inévitable alternance, ces bases indispensables, ces points de départ forcés de l’ornementation géométrique, qui avaient coutume de s’imposer à lui et de peser sur ses œuvres, ne sont plus à ses yeux que d’ingénieux auxiliaires qu’il appelle à son secours, et non plus des règles étroites dans le.squelles il s’enferme, une obligation supérieure, fatale, dont il n’ose s’affranchir.
Désormais, tout dans ses œuvres se rapproche de la simplicité, de cette unité que, suivant une spirituelle et profonde remarque de M. Renan’, on doit bien se garder de placera l’origine des choses, mais qu’il faut au contraire toujours envisager comme le résultat lent et tardif d’une civilisation à son apogée. Et en s’unifiant, en se simplifiant, l’Art a encore grandi, car l’unité est le principe le plus efficace de la grandeur.
Mais la période généreuse va bientôt prendre fin. Elle a eu son point culminant. De vastes génies ont illuminé ses sommets, éclairant l'humanité des rayons de leur gloire, et déjà la décadence commence à se faire sentir.
La grande époque a puisé sur son propre fonds. Elle a mêlé dans une juste proportion les règles acquises, les principes admis, l'inspiration personnelle et le culte de la nature. C’est dans cette heureuse combinaison d’éléments précieux qu’elle a trouvé sa puissante originalité. Mettant en chacune de ses œuvres une parcelle d’elle-méme, elle leur a communiqué à toutes un charme inexprimable. Atténuant ou exagérant ses