I. Baudrillart, Histoire du luxe, t. III
Le point de départ est, en effet, si différent, qu’à vouloir juger fart nouveau d’après les principes de l’ancien, ou l’art ancien d’après les principes du nouveau, on les trouve l’un et l’autre absurdes. Pour les étudier, les apprécier, les comprendre, il faut se placer à deux points de vue diamétralement opposés. Comme le remarque fort ingénieusement Viollet-le-Duc : « Ils sont tous deux la conséquence de deux civilisations partant de deux principes opposés. »
« Sans examen, écrit M. Labarte, on s’est imaginé de donner le nom de style byzantin et de supposer une origine byzantine à ces rudes ébauches d’un art dans son enfance. » Étrange erreur, car même dans ses premiers bégayements, même dans ses manifestations initiales, le nouvel art porte déjà son estampille originale bien visible, bien profondément tracée.
Ce sont les conditions nouvelles de cet art nouveau que nous allons présentement étudier, en nous efforçant d’en saisir les caractères et d’en contrôler la marche.
FIG. 11*2- — GUERRIER DU XI» SIÈCLE ARMÉ DE TOUTES PIÈCES Sceau de la ville de Wagenbregge.
FIG. 11:3. — ÉGLISE ItOMANE A SAINT-NECTAIRE (AUVERGNE.)
Vue iaicrieurc.
FIG. 114. — LE CHATEAU DE PIE U ÎIE FO. N DS. Architecture milita’re ogivale.