‹ L'art ancien à l'Exposition de 1878Chapitre 112 sur 161 · LOUIS XIII, PAR DUPRE · texte numérisé non relu

LOUIS XIII, PAR DUPRE

(Médaille de la collection de M. Eug. Piot.)

Ligue décida que l'on frapperait la monnaie française à l'effigie du car dinal de Bourbon, l'éphémère Charles X. Germain Pilon, qui fournissait les modèles, fit prévaloir l'idée de donner au concours la gravure des poinçons, concours qui eut lieu entre Philippe Regnault, Nicolas Roussel et Pierre Merigot. Le premier remporta le prix, sa pièce est fort belle ; les habiles graveurs ne manquaient pas. Cette division du travail nous donne le secret de l'anonymie de toutes nos médailles frappées au balancier : le sculpteur ne voulait pas permettre au graveur de signer le modèle qu'il lui avait donné, et réciproquement. Elle fut aussi la cause de l'amoindrissement du résultat, et d'une sécheresse qu'il est facile de remarquer dans beaucoup de nos médailles. Les graveurs étaient habiles,

mais roriginalité du modèle fourni par le sculpteur s'affaiblissait sous leurs travaux.

Nous placerons parmi les artistes français Jacques Primavera, médailliste peu connu. Son nom indique une origine italienne, mais il paraît n'avoir travaillé qu'en France, ou tout au moins aucun des personnages qu'il a représentés n'est Italien. Ses médaillons sont excellents ; par son style il parait appartenir à l'école de Milan. Nous connaissons de lui les médaillons de la reine Catherine de Médicis, du duc d'Alen-

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