VOLET DROIT DU TRITTY^T^UE DE MOULIN
il est Touvrage de Jean de Bruges, à qui Ton attribue l'invention de la peinture à Thuile. » Ces allures affirmatives sont bien d'un temps où l'on ne connaissait ni Van Eyck, ni les règles les plus élémentaires de la critique historique. Malheureusement cette situation intellectuelle s'est prolopgée longtemps et, pendant plus d'un demi-siècle, on a vécu dans la conjecture. Ce n'est qu'aux derniers jours de 1876 qu'on a employé le remède sauveur, la recherche dans les comptes du roi René. On sait quel a été le résultat de cette fouille intelligente. M. Louis Blancard, archiviste des Bouches-du-Rhône, a trouvé dans le dépôt confié à sa
garde les titres qui ne donnent pas sans doute toute l'histoire du Buisson ardent, mais qui disent à la fois le nom du peintre et la date à laquelle le dernier payement fut ordonnancé par le trésorier des « menus plaisirs » du roi. La découverte de ces pièces, communiquée par le préfet
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du département au directeur des Beaux-Arts, et aussitôt annoncée à la Commission de l'inventaire, fut accueillie par un cri de joie qui retentit encore à mon oreille.
Les extraits des comptes donnèrent bientôt lieu à un article des plus intéressants publié par M. Trabaud dans la Gaiette du \"' avril 1877. Ils ont en outre été imprimés, avec une excellente note de M. Jules Guiffrey, aans les Nouvel les archives de l'Art français' . Les pièces sont