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ASSIETTE EN FAÏENCE DE TRÉVISE, A DECOR ROCAILLE

(Collection de M. A. Pannier.)

Clérissy. C'est à ce type qu'appartiennent encore les deux vases à émail blanc et à décor bleu foncé appartenant au même.

Après les compositions à sujets de chasse, ou représentant des scènes tirées de la mythologie, les artistes de Moustiers, inspirés par le style de Bérain et de Charles-André Boule, peignent ces plats à baldaquins, à gaines et à figures isolés d'un art si agréable et si décoratif.

Moustiers continua-t-il sa fabrication au xvni" siècle ? et faut-il lui attribuer l'assiette appartenant à M. A. Pannier que nous publions ? Le décor en est essentiellement italien cependant, et nous le croirions plutôt de la fabrique de Trévise.

De la fabrique si importante de Marseille, nous citerons seulement.

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comme étant un de ses plus beaux spécimens, la soupière rocaille, ornée de coquillages et de fleurs, à décor polychrome, et appartenant à M. Gaston Le Breton, ainsi que deux jolis réchauds, exposés par M. de Liesville. Ces réchauds sont décorés en vert de cuivre, en « vert Sa}'y «, du nom d'un céramiste qui est signalé en 1765 comme possédant un secret pour un vert particulier dont il ornait ses produits.

Pour le Midi encore, M. Pascal expose de jolis spécimens de la fabrique d'Apt et de ses terres mélangées, tandis que M. le D"' Lejeal, avec deux vases d'un décor blanc sur blanc, nous donne pour le Nord un aperçu de ce que produisait la fabrique de Saint-Amant, à une époque où, dans presque chaque province de France, des faïenciers cherchaient à se faire concurrence les uns aux autres. Nous ne pouvons, à notre regret, faire que citer ces fabriques, comme celles de Rennes, de Quimper, d'Aprey, de Sceaux, de Niederwiller, de Lunéville, etc.

Nous n'avons pas encore parlé des faïences de Delft, qui eurent cependant une influence si marquée en France. La collection si connue du D'" Mandl est exposée tout entière au Trocadéro, et, par ses pièces si rares et si nombreuses, elle donne les documents les plus complets sur les différentes phases de sa fabrication. Cette histoire, d'ailleurs, vien d'être écrite par M. Henry Havard, et nous n'entreprendrons pas de répéter ce qui a été si bien dit. Nous nous contenterons de renvoyer les amateurs du Delft à la savante publication de notre collaborateur.

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