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LIVRE V. — CHAPITRE II

PLAFOND DE LA MOSQ üÉE

d’el-bordeiny

a24 L'ART ARABE.

octogone à côtés égaux deux à deux aussi. Ou bien

encore, cette polygonie donne naissance à un octogone régulier dont les mailles décrivent une rosace.

Mais, tandis que cette polygonie se maniérise ainsi, la sculpture sur ivoire décline.

Certaines boiseries d’El- Moyyed et de Kaïtbaï ont leurs entrelacs remplis par des ivoires de beaucoup inférieurs à ceux du siècle précédent.

L’arabesque est lourde ou grêle, rigide ou molle, toujours confuse; il semble que le sculpteur ne sache plus en tirer parti (fig. 109 et 1 10).

Souvent il se contente d’une marqueterie d’ivoire, là où jadis se voyait la floraison de ses plus folles lianes ou la frondaison de ses plus vigoureux feuillages. A la mosquée d’El-Moyyed, le réseau est hexagone; un second hexagone s’inscrit dans le premier, de façon à avoir ses angles sur le milieu des côtés circonscrits. Autour de ces hexagones s’assemblent des rosaces tangentes suivant leurs côtés. Chacune de leurs

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