DE TOMAN-BAI
Deux tables de l’époque de Kalaoûn exposées au musée arabe du Caire méritent avant tout d’être citées. Toutes deux sont polygones. Le dessus de la première est donné par un entrelacs hexagone, tracé par de larges filets dans lesquels se juxtaposent des triangles et des losanges noirs et blancs. C’est tantôt une série d’étoiles à six pointes, blanc sur noir, avec pointes rouges intermédiaires; tantôt un zigzag à mouvement simple, rouge et blanc. Chaque face est divisée en trois compartiments. Dans l’un, sur un réseau carré est une étoile à huit pointes, dans laquelle s’inscrivent tour à tour un octogone régulier, puis trois étoiles concentriques; le tout divisé en petits carrés noirs, blancs et rouges, réunis autour d’un disque noir. Ailleurs, c’est un méandre à six mouvements semblable à celui des mosaïques de la mosquée d’El-Moyyed. Le centre du plateau de la seconde est occupé par un assemblage de rosaces à douze mailles; chaque maille en contient une autre, faite d’assemblages de triangles. Au-dessus et au-dessous, une galerie a une rangée d’arcades ogivales à claveaux appareillés rouge et noir. L’intérieur des arcades est muré d’une série d’hexagones; au-dessous courent des frises de méandres simples et de merlons blancs sur fond noir. Le reste est fourni par un réseau trigone, portant un assemblage d’hexagones. Dans l’intérieur de chacun de ceux - ci sont des hexagones formés d’hexagones, des triangles formés de triangles, des étoiles à six pointes formées d’étoiles à six pointes et chacune de ses figures se subdivise encore en triangles dans un miroitement de rouge, de blanc, de brun et de vert, où cependant les