‹ L'art arabeChapitre 157 sur 161 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

dîn, découvert près du Mékhréméh. » Cette étude n’a jamais été tentée. Elle est fort difficile, elle n’est cependant pas impossible. Elle ne demanderait de celui qui l’entreprendrait que deux choses : la connaissance de la philosophie de l’art arabe et de l’esprit de l’Orient. Je sais bien que peu d’artistes pourront se pénétrer de l’une et de l’autre. La psychologie de l’Orient est si loin de la nôtre ! J’ai vainement cherché dans tout ce qui a été écrit sur l’art arabe la compréhension de son esthétique.

Chacun lui a demandé un système à l’appui d’une théorie et l’a trouvé naturellement.

Les dispositions générales du plan sont

, • • -11 Fig. ISO. PLAN d’un sébil.

neanmoins visibles : * 3

(xve siècle.)

c’est toujours la croix

centrée sur une cour et dont les branches sont couvertes par un berceau ogival. Un plan détaillé de l’hôpital a été donné par Pascal Coste1; il renferme trop de divisions modernes et trop peu de dispositions anciennes pour être reproduit ici.

Le sébil — fontaine — ancien ne différait du moderne que par la pureté de son architecture. Le plan est resté le même (fig. i5o). C’est une rotonde surélevée de quelques marches et percée de larges baies fermées par des grilles de bronze. Dans l’épaisseur de

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