‹ L'art arabeChapitre 40 sur 161 · LIVRE III. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE I

ment dominait le Copte, qui manquait au Grec, celui de l’infini. A la longue cependant, la nécessité absolue en certains cas de couvrir un espace carré d’une voûte le poussa vers une solution qui ne blessa pas trop ses croyances ; sans trop d’efforts il y arriva.

C’est son premier essai. Au couvent d’Akhmim (5 5 o) une petite arche chevauche l’angle du carré de manière à le transformer en un octogone; et sur ce polygone inscrit vient s’appuyer un dôme ovoïde percé de petites fenêtres sur son pourtour. Quelques années plus tard, au Fayoum, le procédé change, et c’est par la trompe angulaire (fig. 21 et 22) qu’il ménage le raccord de nappes planes des murs et des nappes courbes d’un dôme dont l’arc s’est allongé. A l’arrivée d’Amrou en Égypte, il oublie tout cela pour revenir à la plate-bande; et si forte est cette réaction qu’elle l’emporte sur un ordre de Touloûn.

Les auteurs nous rapportent qu’alors que s’élevait Kotayeh, le puissant émir aurait dit : « Je veux, si ma ville est un jour .détruite par le feu, que ma mosquée tout entière échappe au désastre. » L’emploi de la voûte eût augmenté les chances de conservation. L’architecte n’en donna pas moins à son sanctuaire un plafond.

Ce fut, je crois, sous le règne d’El-Hakim que, pour la première fois, le berceau et la coupole concoururent à l’édification d’un monument arabe. Quelles causes pouvaient produire un tel retour vers une forme jadis condamnée? Il faudrait pour l’établir une longue analyse; le souverain y fut pour beaucoup.

Chez lui, le mysticisme fut porté à son extrême

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