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Quatrernère, Histoire des sultans mamelouks

Quoi qu’il en soit, c’est par l’évidement despleins que se trouve être résolu le problème. Rompu à l’emploi de l’arc, l’architecte reporte toute la pesée du mur sur certains points et partage la façade en arcades fermées d’une cloison légère qu’il perce de nombreuses fenêtres, ainsi que feront plus tard les artistes de l’Occident, quand, ayant remplacé l’arc formeret compris entre les contreforts de l’église par un arc véritable, ils feront des murs latéraux des nefs d’immenses parois de vitraux.

La façade delà mosquée de Kalaoûn repose toute sur ce principe. Huit travées la divisent, dont la hauteur est égale à celle de l’édifice. A chaque pied-droit est adossée une colonne qui, en recevant sur son chapiteau une partie de la retombée, donne à l’envolée de l’arc une apparence d’extraordinaire légèreté. Une corniche court au haut des murs, crénelée de merlons en fers de hallebarde; une frise se déroule au-dessus des chapiteaux des colonnes, et chaque travée est remplie d’un mur en retrait. Sous la frise est une fenêtre garnie d’une grille à mailles réticulaires; au-dessus, de petites arcades géminées et trilobées où s’enchâssent des vitraux.

Lancée sur cette voie, cette architecture s’empare de tous les détails de la mosquée. Jusque-là, le minaret n’avait eu pour but que de permettre au muezzin de faire entendre au loin l’appel à la prière; il devient un des membres essentiels du monument. Sur la tour du minaret primitif, une autre tour plus mince se superpose ; puis sur celle-ci une autre encore plus mince, et sur cette autre, une autre plus mince encore, couronnée d’une plate-forme, vers laquelle le mouvement ascendant, commencé sous la voûte de la tombe, semble

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