‹ L'art arabeChapitre 61 sur 161 · LIVRE IV. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE I

vriers à coups d’arbalète, et ceux-là memes qui se trouvaient à une grande distance ne pouvaient échapper à la surveillance qu’il exerçait du haut d’une échelle 1. » Le nom de l’artiste est presque toujours inconnu.

Le maksourah de la mosquée de Beïbars n’a que deux nefs d’arcades ogivales portées par des colonnes de marbre. Ses fenêtres sont aussi en ogive; des clairesvoies la ferment, alternativement faites d’entrelacs géométriques et d’arabesques rayonnantes. Sur les angles de l’édifice, quatre tourelles se dressent comme celles d’une église fortifiée, ceintes de créneaux en dents de scie oü se brode un léger enroulement. En 708 (i3o8), Rokh-ed-dîn-Beïbars-el-Djachenguir reprend ces divers thèmes et les transpose. En 718 (i3i8), El-Melek-n- Nacer-Kalaoûn y introduit quelques variantes. A la mosquée d’Altoûn-Bogha-el-Merdany (733-1 332), ils se compliquent; les angles intérieurs du sahn se rachètent au moyen d’un pendentif en stalactites oü vient s’appuyer une sorte de lanterne de minaret. Sous El-Meleken-Nacer-Hassan ils sont définitivement fixés.

Entre temps, l’attention de l’artiste s’était portée vers l’aspect extérieur de l’édifice. Un mur nu jusque-là avait servi de façade à la mosquée ; désormais son architecture proclame le triomphe de l’Islam et annonce du dehors la sainteté du lieu. Quels furent, dans cette voie, les premiers essais? Trop de monuments ont disparu pendant les croisades pour qu’il soit possible de l’établir. Quand, sous Kalaoûn, ce souci se fait jour pour la première fois, il ne reste rien à trouver.

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