‹ L'art arabeChapitre 72 sur 161 · LIVRE IV. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE I

cades dont était composé chacun des tambours, et qui, étagées sur leur périphérie, présentaient l’aspect d’un entrelacs.

Ce fut de cet entrelacs que s’empara l’artiste. Par l’encorbellement, il lui était possible de le projeter dans l’espace; une polygonie en résultait, qui plus que l’autre même était capable de lui procurer cette rêverie dont il aimait à vivre.

Vers elle il concentra tout son effort.

Cequi n’avait été qu’un moyen constructif devint un système Fig. 47. — tombe du karafah.

ornemental in- (Façade principale.)

comparable, une

formule expressive parfaite. L’un et l’autre eurent leurs lois fixes et furent susceptibles de produire à volonté tel ou tel ordre de pensées ; ils passèrent aux mains des polygonistes. Dans la trompe (fig. 46), des niches se déroulèrent en encorbellement selon un ordre voulu, se

Fig. 48. TOMBE DU KARAFAH.

(Façade postérieure.)

répartirent sur un plan arrêté à l’avance et se réunirent en groupes de polygones réguliers. Puis, la trompe se fit pendentif; les niches s’étendirent tout autour de la coupôle (fig. 47, 48, 49, 5o et 5 1) et un rapport mathématique absolus’établit entre les divers éléments ainsi combinés.

Dans le tambour dodécagone (fig. 52), la circonférence inscrite sera divisée en vingt-quatre parties égales. De chaque côté des diagonales du carré, — axes de similitude de tout le plan, — ces divisions seront le centre de poly-

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