‹ L'art arabeChapitre 75 sur 161 · LIVRE IV. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE I

HS

pour l’Arabe en une épure de géométrie. C’était pour lui l’énoncé d’un théorème d’esthétique : « Etant donnée la coupole d’un monument, faire de sa surface

Fig. 53. — TOMBE DU KARAFAH DU CAIRE.

(Détail des stalactites de la coupole.)

interne une polygonie qui reflète telle pensée. » Du jour où le principe en fut établi, trop grande était son habileté dans le maniement des idées pour que du premier coup il n’ait pas réussi.

Tout cela est bien loin de la cellule de la pastèque

l’art arabe.

sans doute, mais infiniment plus conforme au génie d’un peuple dont le caractère a pour trait principal l’éloignement pour l’imitation. Toutes les figures qui

avaient servi à la polygonie plane se reproduisirent en polygonie sphérique, radieuses ou voilées, superbes ou graciles, simples ou complexes, selon le sentiment qui préside à sa conception. Tl suffit qu’elles aient pour base l’image qui en rend l’idée, le reste n’est qu’un problème résolvable par équation.

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