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III. — LA MOSQUÉE PRIMITIVE

La première mosquée de l’Islam a disparu sans laisser le moindre vestige. Nous savons seulement, par les panégyristes du Prophète, que celui-ci, retiré à Médine, y consacra, l’an 2 de l’hégire, un sanctuaire auquel il travailla de même qu’à la kaâbah de la Mekke.

Cette mosquée, d’après eux (fi g. 6), mesurait à peine cent coudées de long et à peu près autant de large. Ses murs étaient de briques crues, posés sur des fondations de pierre hautes de trois coudées. Elle n’était ni plâtrée ni

ornée et au milieu s’ouvrait une cour couverte en partie par un toit de branches assuj e 1 1 i e s au moyen d’un enduit de terre que soutenaient des troncs de palmiers. Selon quelques-uns, elle servait à la fois de temple et d’habitation au Prophète ; et les chambres qu’avaient occupées les femmes de son harem y attenaient encore au commencement du règne d’El-Oualid (86 — 7 o5).

Si l’on peut voir un rudiment de plan dans cette mosquée, il est en tout cas difficile d’y trouver les éléments constitutifs d’un édifice. On l’a proposée comme le point de départ de l’architecture arabe; on a vu dans

Fig. 6. LA MOSQUÉE DE MEDINE.

(Miniature du xve siècle.)

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